Gus regarda une dernière fois Georg et sortit de la chambre... Il attendit que Mimi soit rentré dans la chambre a son tour et que personne ne le regardait pour s'enfuir de l'hôpital... Lorsqu'il fut sortit, il se retourna et regarda l'endroit qu'il venait de fuir : Georg... Mimi... Le groupe... Tout ça était terminé pour lui... A ces mots, une larme coula sur son visage et il l'essuya rapidement, prenant une grande bouffée d'air... A ce moment là, un homme avec le visage ravagé par les pleurs, les joues noires à cause du mascara qui avait coulé, Bill, prononça son nom :
Bill : Gus !
Gus tourna rapidement la tête vers son ami et se mit à courir en sens inverse craignant de ne plus pouvoir partir si il lui parlait... Il entendit Bill crier son nom mais il ne s'arrêta pas... Il courrait, courrait, courrant encore et ne s'arrêta que lorsqu'il fut devant la maison... Il avait prévu le coup, c'est pour cela qu'il sortit deux minutes après avec une valise qui était déjà prête... Il laissa un petit mot très vague à Mimi... De toute évidence, elle ne devait pas savoir qu'il s'en allait... Ou si, savoir qu'il était partit mais pas où...
Il regarda dans sa poche si il avait l'adresse... Cette adresse qui le hantait depuis quelque jours... Depuis qu'il savait... Il regarda intensément le morceau de papier qu'il tenait dans ses mains... Mais pourquoi relisait-il l'adresse ? Il la connaissait par c½ur... Depuis quelques jours il se la répétait sans cesse... De peur de l'oublier ? Non pas de peur... Pour l'oublier... Comme une horrible chanson qu'on aurait tout le temps dans la tête et qu'on n'arrêterait pas de chanter pour qu'elle s'en aille... Mais ce n'était pas une chanson... Cette adresse ne s'effacerait jamais... Et s'il l'oubliait, le malheur s'abattrait sur lui mais surtout sur Mimi et ses amis... Sa il ne se le pardonnerait pas...
Il se mit donc en marche... Il devait allé à la sortie de la ville, sur la route d'Angers... Il arriva assez vite devant un grand entrepôt, à 200 mètres de la pancarte Sablé, qui semblait abandonné... Pendant tout le chemin il revoyait le début de cette aventure... Le commencement... Comment tout cela avait commencé... Comment un homme s'était approché de lui, lui mettant un couteau sous la gorge et... A ce souvenir un filet de sueur froide lui coula le long du dos... Il était allé dans un parc pour réfléchir sur sa vie et s'était enfoncé trop loin dans la forêt et s'était donc retrouvé seul au milieu de celle-ci... Il s'était assit sur un tronc d'arbre tombé lorsque deux hommes étaient arrivés avec des couteaux et l'avait menacé... Ils étaient drôlement habillé... Avec des vêtements qui semblaient datés de la préhistoire... Leur dernier bain semblait, lui aussi, remonté à cette époque... Ils lui avaient dit de se rendre a l'adresse qu'un des mecs lui tendait sur un bout de papier et de faire ce qu'on lui dirait de faire sinon ils tuaient Mimi... Il avait demandé comment ils le connaissaient lui et Mimi, mais il n'avait reçu pour réponse qu'un vulgaire : "on le sait c'est tout !"... Il fallait absolument qu'il le fasse... Les deux voyous étaient partis laissant un Gus qui ne savait pas quoi faire, ni quoi penser... Lorsqu'il était rentré chez nous, il avait parlé de ça à Georg et celui-ci lui avait dit de ne pas les croire que c'était un piège, du bluff mais Gus avait vraiment peur... Il s'en foutait d'avoir des problèmes mais si ça touchait et faisait du mal à Mimi, ça il ne pourrait l'accepter... :
Voix : Hey ! T'attends quoi là ?
Un mec était devant lui, aussi mal habillé que les deux voyous qui lui avaient parlé une semaine auparavant au Mans, et l'avait coupé de ses pensées... :
Mec : Bon tu rentres ? Je vais t'expliquer.
Gus entra dans l'entrepôt et découvrit un endroit sombre, sale et très petit. L'endroit était aménagé d'une table ronde ; cinq chaises étaient disposées autour ce celle-ci ; des matelas et un canapé troué par les mites l'accompagnaient. Seul, et heureusement, les toilettes étaient séparés de l'unique pièce. Une odeur de renfermé et de transpiration inondait la pièce.
L'homme qui lui avait ouvert l'entraîna vers la table et lui dit :
Homme : Bon, moi c'est Max... Voila, tu dois jouer un rôle...
Gus : Quoi ? C'est quoi, c'est une blague ?
Max : Non écoute moi... Je suis comme toi, un infiltré !
Gus : Un quoi ? C'est la caméra cachée ?
Max : C'est sérieux. On a été obligé de faire pression sur toi pour que tu fasses ça...
Gus : Faire quoi ?
Max : On doit vivre comme eux... Ce gang est très recherché par les autorités mais on a rien contre eux... Enfin aucunes preuves...
Gus : Mais pourquoi moi ?
Max ne put répondre à sa question et articula seulement un petit "chut" car un groupe de voyous rentrait dans l'entrepôt. Le leader en tête du groupe. Gus vit Max faire une petite révérence devant le leader avant de prendre la parole :
Max : C'est Gus... Tommy et Jonas l'ont recrutés il y a quelques temps et il est clean...
Leader : T'es sur ?
Max : Ouais.
Leader : Bon vous irez sur le terrain tous les deux dans une heure, le temps de vous équipez... Restez ici, nous on va repérer... A+...
Gus allait parler mais Max lui donna un coup de coude qui voulait dire : "tais toi et suit moi"... Gus s'exécuta... Max attendit que le groupe soit partit pour prendre un sac qu'il ouvrit... Gus prit la parole :
Gus : Et ça consiste en quoi d'aller sur le terrain ?
Max : Rechercher des nouveaux clients dans les ruelles malfamés des villes... Sablé... Tiens !
Il lui tendit un pistolet :
Max : Tu sais te servir d'un flingue ?
Gus : Attends... Heu... Sa ne va pas un peu trop loin là ?
Max : Crois moi... Non !
Gus le prit et posa une question :
Gus : Et ces mecs, là... Tommy et Jonas... Ils sont comme nous ?
Max : Ouais... C'est bien eux qui t'ont foutu les boules, si c'est ça que tu veux savoir !
Gus : ...
Max posa une main sur l'épaule de Gus devant la figure angoissée de Gus :
Max : T'inquiète pas !
Gus commençais à mieux comprendre la situation et ça lui faisait peur... Mais malgré l'angoisse, il savait qu'il avait un allié... C'était déjà ça... Le leader revint dans l'entrepôt et appela Max... Celui-ci laissa Gus seul... Il s'assit donc dans un coin de la pièce et posa sa tête sur le mur derrière lui... Il ferma les yeux et des images lui revint en tête... Il nous revoyait... Il revoyait Bill, complètement défiguré par la tristesse... Il revoyait Georg entre la vie et la mort... Il revoyait le groupe avec qui il avait passé ses meilleures années... Sa batterie qui lui manquait... Mais surtout il revoyait Mimi... Ce contact lui manquait déjà terriblement... Il la revoyait sourire et repensait a son corps qui le faisait frémir au moindre mouvement... :
Voix : Gustav !!
Max l'appelait :
Max : Tu viens ?
Gus se leva et suivit Max dans la rue... Celui-ci l'emmena dans une ruelle sombre et prépara son arme... Gus fit de même... :
Max : Tu verras... Beaucoup de gang ne veulent pas qu'on vienne ici mais nous on est obligé et faudra t'en servir qu'en cas d'extrême urgence parce que... Parce que voila c'est comme ça, le moins de problèmes possible... C'est un test pour toi... Pour savoir comment tu réagis quand on part en mission... Si tu réussis ça, tu seras comme moi... Bon maintenant fais gaffe et pense que dans n'importe quel coin sombre, un connard peut surgir et te...
A ce moment là Gus sentit un contact froid sur sa tempe, un pistolet et vit quelqu'un sortir de l'ombre :
Homme : Vos armes... Jetez les !!
Bill aurait voulu revenir nous voir mais le regard du groupe sur lui... Non ça il n'aurait pas pu le supporter... Et toutes ces questions sur la cause de ces pleurs... Le regard plein de critique de Nanyn... Sa le tuait de ne plus pouvoir la prendre dans ses bras, comme avant... Puis ça aurait été un peu déplacé de déballer tous ses problèmes alors que Georg, lui, n'allait vraiment pas bien... Il s'inquiétait pour lui, mais il n'avait pas la force de rester à ses côtés et le soutenir... Il ne pouvait pas... Peut-être qu'a son réveil, il lui en voudrait de ne pas être resté auprès de lui... Mais il n'en avait pas la force... Il avait l'impression de se trouver au bord d'un gouffre et que le moindre souffle du vent pouvait le faire basculer dans le vide... Il préféra partir... Partir loin de tout ça... Il arriverait peut-être à stopper toute cette peur et cette souffrance seul...
Tout le monde était passé dire un petit mot à Georg... Laura était maintenant seule avec lui... Nous l'attendions pour rentrer nous reposer... Mine de rien, il était déjà 15h et Bill et gus étaient introuvable... On ne s'inquiéta pas plus que ça étant donné les circonstances... Au bout d'un certain temps, Nanyn décida de rentrer seule à la maison pour se reposer... C'est ainsi que Elo, Mimi, Tom et moi, nous nous retrouvâmes tous les quatre dans la salle d'attente à attendre que Laura ait terminé...
Laura était restée deux bonnes minutes devant la porte à regarder Georg... Elle s'approcha, s'assit et lui prit la main :
Laura : Mon amour...
Elle lui embrassa la main et la gardant contre sa joue elle continua :
Laura : C'est Laura... Tu te rappelles, hier, je t'ai dit que je devais absolument t'ouvrir mon c½ur... Depuis que je t'ais rencontré, je craque pour toi... Et j'ai pas eu le temps de te le dire... A cause de... De cette voi...
Une larme coula sur sa joue... Elle ferma les yeux puis les rouvrit :
Laura : Reviens mon c½ur... Ne m'abandonne pas... J'ai trop besoin de toi, je t'en supplie...
Laura regarda Georg et vit une larme couler sur sa joue (ça parait bizarre mais quelqu'un dans le coma peut faire ça si il est vraiment touché... J'ai été témoin)... Elle se leva brusquement :
Laura : Georg ? Tu m'entends ?
Georg ouvrit d'un coup sec les yeux et se leva brusquement ce qui fit valser le masque à oxygène qu'il avait sur le nez... Il cria :
Georg : GUS EST PARTIT !
Nanyn était rentrée et était directement partie se coucher... Elle n'avait même pas prit la peine de se déshabiller, elle enleva juste ses chaussures et s'enfonça sous la couette... Elle s'endormit aussitôt...
Elle rêvait de chose bien triste cette nuit là... Seul elle pouvait savoir ce qui se passait dans ses rêves... Seulement elle parla dans son sommeil :
Nanyn (dans son sommeil) : Non... Non je ne veux plus rien recommencer avec toi... Pardonner... Je pardonne... Je t'aime... Hein ? Mais qu'est ce que tu fais ? Non... Nonnn... Je te pardonne... Non... Bill... Je t'aime... NON BILL !!!
Bill se rendit dans un lieu isolé prés d'une rivière... Ravagé par les larmes, il se souvint de ce que représentait cet endroit et la dernière fois qu'il y était venu... C'était avec Nanyne... Il lui avait fait une véritable déclaration d'Amour ici, et avait passé un moment magique avec elle... Ils avaient fait de ce lieu, le leur... Personne ne venait ici... C'était pourtant bien sympathique : devant une rivière, un parterre lisse et tout autour un coin d'herbe... Il s'assit en tailleur dans l'herbe juste à côté de la rivière qu'il regardait intensément... Il y revit la claque de Nanyne... Elle l'avait frappé au visage, cependant ce n'était pas au visage qu'il avait mal mais au c½ur... Il pleura de plus belle... Il ne supportait plus rien... Même la plus petite inspiration lui était insupportable... Il sortit le couteau qu'il avait dans son sac depuis quelques temps... Il regarda la lame qu'il fit briller avec les rayons du soleil... Sur celle-ci il crut lire un mot... Cette chose qu'il espérait tant : "liberté"... Un couteau est toujours quelque chose considérée comme dangereux mais aujourd'hui, cette lame, cette arme, avait un goût divin... Libérateur... Il y avait beaucoup songé ces derniers jours... Pour lui c'était la seule solution... Il s'allongea dans l'herbe humide et huma l'odeur de l'herbe mouillée... Il ferma les yeux... Ferma son esprit aux bonne choses de la vie... Ne repensant qu'a sa douleur... Qu'a son malheur... Qu'a Nanyne...
Il passait la lame sur son bras faisant de long allé et retour... Plus il passait, plus il appuyait et mois il souffrait... Le sang finit par perler puis par couler... Il posa le couteau et appuya deux doigts sur la plaie et fit des formes autour de lui... Il écrivait... Ecrivait avec son sang ce qu'il avait sur le c½ur... Ce qu'il ressentait au plus profond de lui... Ce qu'il espérait... Mais maintenant c'était trop tard... Il se sentait partir... Sa tête tournait... Sa vision se brouillait... Plus rien ne pourrait plus arrêter son voyage...
Nanyne s'était réveillée précipitamment et avait hurlé franchement... Elle était totalement paniquée... Elle se leva d'un bond et cria à travers la maison :
Nanyne : Bill !... Il y a quelqu'un ?
Remarquant qu'elle était seule, elle se jeta sur le téléphone et essaya sur tous nos portables... Seul le mien était allumé... Je décrochais :
Moi : Hallo ?
Nanyne : Ju ! Tu sais où est Bill ? Il est avec vous ?
Moi : Heu... Non... Sa fait déjà un moment qu'on la pas vu... Pourquoi il est pas à la maison ?
Nanyne : NON !
Moi : Calme toi... Qu'est ce qu'il se passe ?
Nanyne : Ju ! Il faut vite le retrouver... Je crois qu'il va faire une connerie !
Moi : Attends !! Pas de conclusion hâtive... On va aller le chercher avec Tom... On se contacte si on a du nouveau ?
Nanyn : Ouais !
On raccrocha... Tom et moi on partit chercher Bill... Tom ne s'inquiétait pas tant que ça... Croyant que c'était encore une combine de son frère pour se rendre intéressant... Mais au fond, je pense que c'était pour se rassurer...
Nanyne tournait en rond dans sa chambre avec le téléphone dans ses mains... :
Nanyne : Où es tu Bill ? Ou es tu ?...
Elle avait essayer sur son portable mais était directement tombée sur la messagerie... Elle repensa à son rêve qu'elle avait fait... Elle essayait de se convaincre que ce n'était qu'un rêve... Mais elle revoyait l'homme de sa vie allongé à terre... Du sang... Tout ce sang qui émanait de ses bras... Elle pleura à cet idée... Elle s'en voulait... Tout ça c'était de sa faute... Elle l'avait blessé... Même si lui avait fait quelque chose d'horrible, elle avait fait passer ses sentiments personnels avant ceux de Bill... Elle ne l'avait pas pardonné et voila maintenant elle était persuadé qu'il allait faire une bêtise... Ou bien... Qu'il l'avait déjà faite...
Elle tomba à genoux par terre, joignit ses deux mains et regarda vers le haut :
Nanyne : Je vous en supplie !! Pitié !! Faite qu'il ne lui arrive rien !! Je vous promet de lui pardonner son erreur... D'ailleurs je lui ais déjà tout pardonné !!... C'est promis... Pitié !! Faite qu'il aille bien !!
Elle baissa la tête devant se silence et pleura de plus belle...
Mais au moment où elle se releva, elle eut comme un flash-back...
Elle se revit quelques mois auparavant, devant une petite rivière avec Bill :
Bill : Ma chérie... Quoiqu'il arrive, n'oublis jamais... Que je t'aimerais toujours et que je serais toujours là pour toi...
Nanyne sourit...
Il prit un couteau et commença à graver des mots sur un arbre... :
"Bill + Nanyne = 4ever !"
Bill : C'est enfantin... Mais ce lieu ce sera toujours le notre... Et si ça ne va pas, on saura toujours ou aller... Parce que ce lieu, c'est nous... Quoiqu'il arrive, on pourra toujours se réfugier ici et comme ça on repensa à tout l'amour qu'on a l'un pour l'autre... Et tout ira bien...
Nanyne s'était approchée et l'avait embrassé... Revenant à la réalité, Nanyne courut dans l'entrée... Prit son manteau et sortit de la maison... Elle nous croisa, Tom et moi... :
Moi : Mais Nanyne, tu vas où ?
Nanyne : Je sais où il est !
Elle s'était mise à courir... Elle ne s'était arrêtée qu'a l'entrée du parc mais marchait précipitamment... Elle s'approcha de leur endroit secret et tous les souvenirs jusqu'à présent refoulé refirent surface... Des larmes coulaient sur son visage... Elle bougea les feuilles qui lui barraient le passage et ce qu'elle vit lui fit l'effet d'une lame dans le c½ur... Ce qu'elle voyait... Elle l'avait déjà vu... Dans son rêve... Elle s'approcha de Bill... Elle ne remarqua pas le message... :
Nanyn (en pleurant) : Bill !! Mais qu'est ce que tu as fait ?
Elle prit son portable et appela les secours :
Secours : Hallo, quel est votre problème ?
Nanyn : Je suis au parc de Sablé ! Vite une ambulance, mon copain s'est ouvert les veines !!!
Secours : Votre nom s'il vous plait !
Nanyn : On s'en tape !! Rappliquez !!
Elle raccrocha...
Elle avait été dur avec les secours mais elle avait horriblement peur que tout soit trop tard... Elle s'approcha de Bill, s'assit et le prit dans ses bras... Elle le serra fort... Elle sentit que son pouls n'était pas arrêté quoique très faible... Elle le serrait fort et le berçait doucement :
Nanyne : Mon amour... Pourquoi tu as fait ça ?... C'est de ma faute je sais... Mais je t'aime !! Ne m'abandonne pas, je t'en supplie, mon bébé !!
Elle ferma les yeux et toujours Bill dans ses bras, elle se mit à chanter tout doucement un air qui lui venait en tête... :
Nanyne : Réveilles-toi, Ne t'endors pas, Ne ferme pas les yeux, Pourquoi tu fais ça ? S'il te plait ne me laisse pas, Je t'en pris ne meurs pas... Du sang coule de ta lèvre, Du noir de tes paupières, Tes yeux roulent dans leurs orbites, Au sol, tu restes inanimé, Tu as dépassé les limites, Celle qui te permettait d'exister... Je te prends dans mes bras, Je te serre contre mon c½ur, Je vais te sauver, tu verras, Et surtout n'ai pas peur, Je ne t'abandonnerai pas, Je vais te sortir de là... Mais tu ne te réveilles pas, Et tes yeux ne s'ouvrent pas, Tu as cessé de bouger, Ta main de serrer la mienne, Tes larmes de couler, Jamais tu n'as eut l'air plus serein, Moi sans toi, je ne suis rien, Pourquoi as-tu pris un autre chemin, Celui d'où personne ne revient, Attends moi, je viens avec toi...
Les secours arrivèrent et Nanyne raconta ce qu'elle savait mais tout le monde savait déjà qu'il s'agissait d'une tentative de suicide... Ou d'un suicide...
Nanyn regardait intensément l'endroit où Bill était allongé, inconscient quelques instants auparavant, avant que les secours ne le place dans l'ambulance... Un secouriste demanda à Nanyne si elle voulait venir mais elle ne répondit pas... Elle n'avait d'ailleurs pas entendu, partit loin dans ses pensées... Les secouristes partirent donc sans elle, dans l'urgence... Elle revint un peu à elle et suivit des yeux les traces de sang... Elle s'éloigna un peu et put y lire quelque chose :
"Pardonne-moi... Je t'aime !"
Elle tomba à genoux et pleura à chaudes larmes...
Bill : Gus !
Gus tourna rapidement la tête vers son ami et se mit à courir en sens inverse craignant de ne plus pouvoir partir si il lui parlait... Il entendit Bill crier son nom mais il ne s'arrêta pas... Il courrait, courrait, courrant encore et ne s'arrêta que lorsqu'il fut devant la maison... Il avait prévu le coup, c'est pour cela qu'il sortit deux minutes après avec une valise qui était déjà prête... Il laissa un petit mot très vague à Mimi... De toute évidence, elle ne devait pas savoir qu'il s'en allait... Ou si, savoir qu'il était partit mais pas où...
Il regarda dans sa poche si il avait l'adresse... Cette adresse qui le hantait depuis quelque jours... Depuis qu'il savait... Il regarda intensément le morceau de papier qu'il tenait dans ses mains... Mais pourquoi relisait-il l'adresse ? Il la connaissait par c½ur... Depuis quelques jours il se la répétait sans cesse... De peur de l'oublier ? Non pas de peur... Pour l'oublier... Comme une horrible chanson qu'on aurait tout le temps dans la tête et qu'on n'arrêterait pas de chanter pour qu'elle s'en aille... Mais ce n'était pas une chanson... Cette adresse ne s'effacerait jamais... Et s'il l'oubliait, le malheur s'abattrait sur lui mais surtout sur Mimi et ses amis... Sa il ne se le pardonnerait pas...
Il se mit donc en marche... Il devait allé à la sortie de la ville, sur la route d'Angers... Il arriva assez vite devant un grand entrepôt, à 200 mètres de la pancarte Sablé, qui semblait abandonné... Pendant tout le chemin il revoyait le début de cette aventure... Le commencement... Comment tout cela avait commencé... Comment un homme s'était approché de lui, lui mettant un couteau sous la gorge et... A ce souvenir un filet de sueur froide lui coula le long du dos... Il était allé dans un parc pour réfléchir sur sa vie et s'était enfoncé trop loin dans la forêt et s'était donc retrouvé seul au milieu de celle-ci... Il s'était assit sur un tronc d'arbre tombé lorsque deux hommes étaient arrivés avec des couteaux et l'avait menacé... Ils étaient drôlement habillé... Avec des vêtements qui semblaient datés de la préhistoire... Leur dernier bain semblait, lui aussi, remonté à cette époque... Ils lui avaient dit de se rendre a l'adresse qu'un des mecs lui tendait sur un bout de papier et de faire ce qu'on lui dirait de faire sinon ils tuaient Mimi... Il avait demandé comment ils le connaissaient lui et Mimi, mais il n'avait reçu pour réponse qu'un vulgaire : "on le sait c'est tout !"... Il fallait absolument qu'il le fasse... Les deux voyous étaient partis laissant un Gus qui ne savait pas quoi faire, ni quoi penser... Lorsqu'il était rentré chez nous, il avait parlé de ça à Georg et celui-ci lui avait dit de ne pas les croire que c'était un piège, du bluff mais Gus avait vraiment peur... Il s'en foutait d'avoir des problèmes mais si ça touchait et faisait du mal à Mimi, ça il ne pourrait l'accepter... :
Voix : Hey ! T'attends quoi là ?
Un mec était devant lui, aussi mal habillé que les deux voyous qui lui avaient parlé une semaine auparavant au Mans, et l'avait coupé de ses pensées... :
Mec : Bon tu rentres ? Je vais t'expliquer.
Gus entra dans l'entrepôt et découvrit un endroit sombre, sale et très petit. L'endroit était aménagé d'une table ronde ; cinq chaises étaient disposées autour ce celle-ci ; des matelas et un canapé troué par les mites l'accompagnaient. Seul, et heureusement, les toilettes étaient séparés de l'unique pièce. Une odeur de renfermé et de transpiration inondait la pièce.
L'homme qui lui avait ouvert l'entraîna vers la table et lui dit :
Homme : Bon, moi c'est Max... Voila, tu dois jouer un rôle...
Gus : Quoi ? C'est quoi, c'est une blague ?
Max : Non écoute moi... Je suis comme toi, un infiltré !
Gus : Un quoi ? C'est la caméra cachée ?
Max : C'est sérieux. On a été obligé de faire pression sur toi pour que tu fasses ça...
Gus : Faire quoi ?
Max : On doit vivre comme eux... Ce gang est très recherché par les autorités mais on a rien contre eux... Enfin aucunes preuves...
Gus : Mais pourquoi moi ?
Max ne put répondre à sa question et articula seulement un petit "chut" car un groupe de voyous rentrait dans l'entrepôt. Le leader en tête du groupe. Gus vit Max faire une petite révérence devant le leader avant de prendre la parole :
Max : C'est Gus... Tommy et Jonas l'ont recrutés il y a quelques temps et il est clean...
Leader : T'es sur ?
Max : Ouais.
Leader : Bon vous irez sur le terrain tous les deux dans une heure, le temps de vous équipez... Restez ici, nous on va repérer... A+...
Gus allait parler mais Max lui donna un coup de coude qui voulait dire : "tais toi et suit moi"... Gus s'exécuta... Max attendit que le groupe soit partit pour prendre un sac qu'il ouvrit... Gus prit la parole :
Gus : Et ça consiste en quoi d'aller sur le terrain ?
Max : Rechercher des nouveaux clients dans les ruelles malfamés des villes... Sablé... Tiens !
Il lui tendit un pistolet :
Max : Tu sais te servir d'un flingue ?
Gus : Attends... Heu... Sa ne va pas un peu trop loin là ?
Max : Crois moi... Non !
Gus le prit et posa une question :
Gus : Et ces mecs, là... Tommy et Jonas... Ils sont comme nous ?
Max : Ouais... C'est bien eux qui t'ont foutu les boules, si c'est ça que tu veux savoir !
Gus : ...
Max posa une main sur l'épaule de Gus devant la figure angoissée de Gus :
Max : T'inquiète pas !
Gus commençais à mieux comprendre la situation et ça lui faisait peur... Mais malgré l'angoisse, il savait qu'il avait un allié... C'était déjà ça... Le leader revint dans l'entrepôt et appela Max... Celui-ci laissa Gus seul... Il s'assit donc dans un coin de la pièce et posa sa tête sur le mur derrière lui... Il ferma les yeux et des images lui revint en tête... Il nous revoyait... Il revoyait Bill, complètement défiguré par la tristesse... Il revoyait Georg entre la vie et la mort... Il revoyait le groupe avec qui il avait passé ses meilleures années... Sa batterie qui lui manquait... Mais surtout il revoyait Mimi... Ce contact lui manquait déjà terriblement... Il la revoyait sourire et repensait a son corps qui le faisait frémir au moindre mouvement... :
Voix : Gustav !!
Max l'appelait :
Max : Tu viens ?
Gus se leva et suivit Max dans la rue... Celui-ci l'emmena dans une ruelle sombre et prépara son arme... Gus fit de même... :
Max : Tu verras... Beaucoup de gang ne veulent pas qu'on vienne ici mais nous on est obligé et faudra t'en servir qu'en cas d'extrême urgence parce que... Parce que voila c'est comme ça, le moins de problèmes possible... C'est un test pour toi... Pour savoir comment tu réagis quand on part en mission... Si tu réussis ça, tu seras comme moi... Bon maintenant fais gaffe et pense que dans n'importe quel coin sombre, un connard peut surgir et te...
A ce moment là Gus sentit un contact froid sur sa tempe, un pistolet et vit quelqu'un sortir de l'ombre :
Homme : Vos armes... Jetez les !!
Bill aurait voulu revenir nous voir mais le regard du groupe sur lui... Non ça il n'aurait pas pu le supporter... Et toutes ces questions sur la cause de ces pleurs... Le regard plein de critique de Nanyn... Sa le tuait de ne plus pouvoir la prendre dans ses bras, comme avant... Puis ça aurait été un peu déplacé de déballer tous ses problèmes alors que Georg, lui, n'allait vraiment pas bien... Il s'inquiétait pour lui, mais il n'avait pas la force de rester à ses côtés et le soutenir... Il ne pouvait pas... Peut-être qu'a son réveil, il lui en voudrait de ne pas être resté auprès de lui... Mais il n'en avait pas la force... Il avait l'impression de se trouver au bord d'un gouffre et que le moindre souffle du vent pouvait le faire basculer dans le vide... Il préféra partir... Partir loin de tout ça... Il arriverait peut-être à stopper toute cette peur et cette souffrance seul...
Tout le monde était passé dire un petit mot à Georg... Laura était maintenant seule avec lui... Nous l'attendions pour rentrer nous reposer... Mine de rien, il était déjà 15h et Bill et gus étaient introuvable... On ne s'inquiéta pas plus que ça étant donné les circonstances... Au bout d'un certain temps, Nanyn décida de rentrer seule à la maison pour se reposer... C'est ainsi que Elo, Mimi, Tom et moi, nous nous retrouvâmes tous les quatre dans la salle d'attente à attendre que Laura ait terminé...
Laura était restée deux bonnes minutes devant la porte à regarder Georg... Elle s'approcha, s'assit et lui prit la main :
Laura : Mon amour...
Elle lui embrassa la main et la gardant contre sa joue elle continua :
Laura : C'est Laura... Tu te rappelles, hier, je t'ai dit que je devais absolument t'ouvrir mon c½ur... Depuis que je t'ais rencontré, je craque pour toi... Et j'ai pas eu le temps de te le dire... A cause de... De cette voi...
Une larme coula sur sa joue... Elle ferma les yeux puis les rouvrit :
Laura : Reviens mon c½ur... Ne m'abandonne pas... J'ai trop besoin de toi, je t'en supplie...
Laura regarda Georg et vit une larme couler sur sa joue (ça parait bizarre mais quelqu'un dans le coma peut faire ça si il est vraiment touché... J'ai été témoin)... Elle se leva brusquement :
Laura : Georg ? Tu m'entends ?
Georg ouvrit d'un coup sec les yeux et se leva brusquement ce qui fit valser le masque à oxygène qu'il avait sur le nez... Il cria :
Georg : GUS EST PARTIT !
Nanyn était rentrée et était directement partie se coucher... Elle n'avait même pas prit la peine de se déshabiller, elle enleva juste ses chaussures et s'enfonça sous la couette... Elle s'endormit aussitôt...
Elle rêvait de chose bien triste cette nuit là... Seul elle pouvait savoir ce qui se passait dans ses rêves... Seulement elle parla dans son sommeil :
Nanyn (dans son sommeil) : Non... Non je ne veux plus rien recommencer avec toi... Pardonner... Je pardonne... Je t'aime... Hein ? Mais qu'est ce que tu fais ? Non... Nonnn... Je te pardonne... Non... Bill... Je t'aime... NON BILL !!!
Bill se rendit dans un lieu isolé prés d'une rivière... Ravagé par les larmes, il se souvint de ce que représentait cet endroit et la dernière fois qu'il y était venu... C'était avec Nanyne... Il lui avait fait une véritable déclaration d'Amour ici, et avait passé un moment magique avec elle... Ils avaient fait de ce lieu, le leur... Personne ne venait ici... C'était pourtant bien sympathique : devant une rivière, un parterre lisse et tout autour un coin d'herbe... Il s'assit en tailleur dans l'herbe juste à côté de la rivière qu'il regardait intensément... Il y revit la claque de Nanyne... Elle l'avait frappé au visage, cependant ce n'était pas au visage qu'il avait mal mais au c½ur... Il pleura de plus belle... Il ne supportait plus rien... Même la plus petite inspiration lui était insupportable... Il sortit le couteau qu'il avait dans son sac depuis quelques temps... Il regarda la lame qu'il fit briller avec les rayons du soleil... Sur celle-ci il crut lire un mot... Cette chose qu'il espérait tant : "liberté"... Un couteau est toujours quelque chose considérée comme dangereux mais aujourd'hui, cette lame, cette arme, avait un goût divin... Libérateur... Il y avait beaucoup songé ces derniers jours... Pour lui c'était la seule solution... Il s'allongea dans l'herbe humide et huma l'odeur de l'herbe mouillée... Il ferma les yeux... Ferma son esprit aux bonne choses de la vie... Ne repensant qu'a sa douleur... Qu'a son malheur... Qu'a Nanyne...
Il passait la lame sur son bras faisant de long allé et retour... Plus il passait, plus il appuyait et mois il souffrait... Le sang finit par perler puis par couler... Il posa le couteau et appuya deux doigts sur la plaie et fit des formes autour de lui... Il écrivait... Ecrivait avec son sang ce qu'il avait sur le c½ur... Ce qu'il ressentait au plus profond de lui... Ce qu'il espérait... Mais maintenant c'était trop tard... Il se sentait partir... Sa tête tournait... Sa vision se brouillait... Plus rien ne pourrait plus arrêter son voyage...
Nanyne s'était réveillée précipitamment et avait hurlé franchement... Elle était totalement paniquée... Elle se leva d'un bond et cria à travers la maison :
Nanyne : Bill !... Il y a quelqu'un ?
Remarquant qu'elle était seule, elle se jeta sur le téléphone et essaya sur tous nos portables... Seul le mien était allumé... Je décrochais :
Moi : Hallo ?
Nanyne : Ju ! Tu sais où est Bill ? Il est avec vous ?
Moi : Heu... Non... Sa fait déjà un moment qu'on la pas vu... Pourquoi il est pas à la maison ?
Nanyne : NON !
Moi : Calme toi... Qu'est ce qu'il se passe ?
Nanyne : Ju ! Il faut vite le retrouver... Je crois qu'il va faire une connerie !
Moi : Attends !! Pas de conclusion hâtive... On va aller le chercher avec Tom... On se contacte si on a du nouveau ?
Nanyn : Ouais !
On raccrocha... Tom et moi on partit chercher Bill... Tom ne s'inquiétait pas tant que ça... Croyant que c'était encore une combine de son frère pour se rendre intéressant... Mais au fond, je pense que c'était pour se rassurer...
Nanyne tournait en rond dans sa chambre avec le téléphone dans ses mains... :
Nanyne : Où es tu Bill ? Ou es tu ?...
Elle avait essayer sur son portable mais était directement tombée sur la messagerie... Elle repensa à son rêve qu'elle avait fait... Elle essayait de se convaincre que ce n'était qu'un rêve... Mais elle revoyait l'homme de sa vie allongé à terre... Du sang... Tout ce sang qui émanait de ses bras... Elle pleura à cet idée... Elle s'en voulait... Tout ça c'était de sa faute... Elle l'avait blessé... Même si lui avait fait quelque chose d'horrible, elle avait fait passer ses sentiments personnels avant ceux de Bill... Elle ne l'avait pas pardonné et voila maintenant elle était persuadé qu'il allait faire une bêtise... Ou bien... Qu'il l'avait déjà faite...
Elle tomba à genoux par terre, joignit ses deux mains et regarda vers le haut :
Nanyne : Je vous en supplie !! Pitié !! Faite qu'il ne lui arrive rien !! Je vous promet de lui pardonner son erreur... D'ailleurs je lui ais déjà tout pardonné !!... C'est promis... Pitié !! Faite qu'il aille bien !!
Elle baissa la tête devant se silence et pleura de plus belle...
Mais au moment où elle se releva, elle eut comme un flash-back...
Elle se revit quelques mois auparavant, devant une petite rivière avec Bill :
Bill : Ma chérie... Quoiqu'il arrive, n'oublis jamais... Que je t'aimerais toujours et que je serais toujours là pour toi...
Nanyne sourit...
Il prit un couteau et commença à graver des mots sur un arbre... :
"Bill + Nanyne = 4ever !"
Bill : C'est enfantin... Mais ce lieu ce sera toujours le notre... Et si ça ne va pas, on saura toujours ou aller... Parce que ce lieu, c'est nous... Quoiqu'il arrive, on pourra toujours se réfugier ici et comme ça on repensa à tout l'amour qu'on a l'un pour l'autre... Et tout ira bien...
Nanyne s'était approchée et l'avait embrassé... Revenant à la réalité, Nanyne courut dans l'entrée... Prit son manteau et sortit de la maison... Elle nous croisa, Tom et moi... :
Moi : Mais Nanyne, tu vas où ?
Nanyne : Je sais où il est !
Elle s'était mise à courir... Elle ne s'était arrêtée qu'a l'entrée du parc mais marchait précipitamment... Elle s'approcha de leur endroit secret et tous les souvenirs jusqu'à présent refoulé refirent surface... Des larmes coulaient sur son visage... Elle bougea les feuilles qui lui barraient le passage et ce qu'elle vit lui fit l'effet d'une lame dans le c½ur... Ce qu'elle voyait... Elle l'avait déjà vu... Dans son rêve... Elle s'approcha de Bill... Elle ne remarqua pas le message... :
Nanyn (en pleurant) : Bill !! Mais qu'est ce que tu as fait ?
Elle prit son portable et appela les secours :
Secours : Hallo, quel est votre problème ?
Nanyn : Je suis au parc de Sablé ! Vite une ambulance, mon copain s'est ouvert les veines !!!
Secours : Votre nom s'il vous plait !
Nanyn : On s'en tape !! Rappliquez !!
Elle raccrocha...
Elle avait été dur avec les secours mais elle avait horriblement peur que tout soit trop tard... Elle s'approcha de Bill, s'assit et le prit dans ses bras... Elle le serra fort... Elle sentit que son pouls n'était pas arrêté quoique très faible... Elle le serrait fort et le berçait doucement :
Nanyne : Mon amour... Pourquoi tu as fait ça ?... C'est de ma faute je sais... Mais je t'aime !! Ne m'abandonne pas, je t'en supplie, mon bébé !!
Elle ferma les yeux et toujours Bill dans ses bras, elle se mit à chanter tout doucement un air qui lui venait en tête... :
Nanyne : Réveilles-toi, Ne t'endors pas, Ne ferme pas les yeux, Pourquoi tu fais ça ? S'il te plait ne me laisse pas, Je t'en pris ne meurs pas... Du sang coule de ta lèvre, Du noir de tes paupières, Tes yeux roulent dans leurs orbites, Au sol, tu restes inanimé, Tu as dépassé les limites, Celle qui te permettait d'exister... Je te prends dans mes bras, Je te serre contre mon c½ur, Je vais te sauver, tu verras, Et surtout n'ai pas peur, Je ne t'abandonnerai pas, Je vais te sortir de là... Mais tu ne te réveilles pas, Et tes yeux ne s'ouvrent pas, Tu as cessé de bouger, Ta main de serrer la mienne, Tes larmes de couler, Jamais tu n'as eut l'air plus serein, Moi sans toi, je ne suis rien, Pourquoi as-tu pris un autre chemin, Celui d'où personne ne revient, Attends moi, je viens avec toi...
Les secours arrivèrent et Nanyne raconta ce qu'elle savait mais tout le monde savait déjà qu'il s'agissait d'une tentative de suicide... Ou d'un suicide...
Nanyn regardait intensément l'endroit où Bill était allongé, inconscient quelques instants auparavant, avant que les secours ne le place dans l'ambulance... Un secouriste demanda à Nanyne si elle voulait venir mais elle ne répondit pas... Elle n'avait d'ailleurs pas entendu, partit loin dans ses pensées... Les secouristes partirent donc sans elle, dans l'urgence... Elle revint un peu à elle et suivit des yeux les traces de sang... Elle s'éloigna un peu et put y lire quelque chose :
"Pardonne-moi... Je t'aime !"
Elle tomba à genoux et pleura à chaudes larmes...


