Suite

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J'étais assise sur la plage au bord de l'eau... Une eau si claire, si belle...
Si j'avais vu cette île en photo, je l'aurais comparé à un paradis sur Terre...
J'avais les pieds dans l'eau et les vagues me chatouillaient les chevilles... J'étais perdu dans mes pensées... Rien... Cette île n'avait rien de paradisiaque et je savais qu'on ne s'en sortirait pas... Tout le monde espérait mais la boite noire... J'étais la seule à savoir... J'avais mainte et mainte fois essayé de leur dire mais rien ne sortait... L'espoir que je lisais sur leur visage était tellement beau... J'avais envie d'y croire... Mais a chaque fois cet espoir était bafoué à cause de cette simple idée que la boite noire ne fonctionnait plus... Bien sur on nous recherchait mais pas au bon endroit... J'en avais froid dans le dos... Mais ce qui me dérangeait c'était le fait que tout le monde espérait quelque chose qui ne viendrait pas... C'est un fait, j'avais beau prétendre être une fille de caractère, je n'avais visiblement pas le courage escompté...
Non vraiment, cette île n'a rien de paradisiaque : ma meilleure amie se sent mal et est restée adossée contre un palmier depuis qu'on sait que Georg nous a quitté... Y a Tom qui ne sait pas quoi faire de ses journées alors il me colle et me lance des blagues même pas drôle... D'un autre côté, Bill cherche toute la journée et vient régulièrement me demander si j'ai vu du maquillage sur l'île... Non mais franchement qu'est ce que j'en ai a faire de son mascara ? Non mais j'ai autre chose a faire... Comme... Trouver du courage ! C'est une noble cause !... Et puis, il y a l'opposé, Gus qui lui reste dans son coin... Je crois que je vais allé vers lui... Sa me plais bien, peut de conversation... Ce sera toujours mieux que...



Tom : Hey Julie !



C'est pas vrai le revoilà... :



Moi : Tom, tiens ça faisait longtemps !

Tom : Ah tu trouves aussi ? Je savais que tu ne pouvais pas te passer de moi !



Là c'est trop... Je pris ma veste que j'avais sur les genoux et lui balança à la figure... Lorsqu'il la rattrapa il la lâcha précipitamment :



Tom : Ah mais qu'est ce que c'est ?



Je me levai précipitamment en entendant le vibreur de mon portable :



Moi : C'est mon portable ...



Je pris le petit appareil dans mes mains et lus : "port Erwan"
Je n'avais jamais été aussi contente en voyant le nom de notre manager et celui de mon petit copain sur l'écran de mon portable :



Moi : Allo Erwan ??

Erwan : Ouais Ju, c'est moi... Qu'est ce que vous foutez, vous devez monter sur scène dans une heure !!!!

Moi : Ah parce qu'il est 21h chez vous ?

Erwan : Ouais alors tu rappliques de suite avec Nanyne ok ?

Moi : Ah bah chez nous, il doit être, 17h !

Erwan : Hein ? Mais vous êtes où ?

Moi : Oh sur une petite île quelque peu déserte mais sympathique du pacifique !

Erwan : Ouais c'est ça, tu n'as rien trouvé de mieux pour ne pas m'avouer que vous avez loupé votre avion !

Moi : Mais non Erwan... C'est pas ça on s'est écrasé !! Appelle nous des secours !

Erwan : MA PATIENCE A DES LIMITES JU !! ARRETE TES CONNERIES TOUT DE SUITE ET VENEZ....



BipBipBip... Plus de batterie :



Moi : Merde j'ai plus de batterie ! Merde, Merde...

Tom : Hey sois pas vulgaire j'ai des oreilles sensibles moi !

Moi : TOM ! Rends toi compte... On aurait pu être sauvé !

Tom : Mais on va être sauvé !! Patience !! Tiens je suis sûre qu'un superbe paquebot avec piscine et jacuzzi est en route...



Si seulement il savait :



Moi : Ouais... Bon allez laisse tomber...



Je me rassit brutalement sur le sable, suivit de Tom qui n'avait visiblement pas comprit :



Tom : Tu veux une barre de céréale ?



Ca c'est une bonne idée, comme ça je ne m'ennuierais pas pendant qu'il me raconte sa vie :



Moi : Merci !

Tom : De rien... Alors voila, je t'ai trouvé une blague... Terrible tu vas rigoler... Tu connais la différence entre un peigne et un ½uf dur ?



Je ne l'écoutais pas... D'habitude j'étais toujours partante pour rigoler même quand c'est pas drôle je rigole quand même mais là non, je n'en avais vraiment pas envie... Je regardais Nanyne qui était contre son palmier... Si seulement j'étais sûre qu'elle ne m'enverrais pas balader, j'irai la consoler, la prendre dans mes bras et lui dire que je suis la pour elle... Mais me faire rejeter encore une fois, ça, je ne le supporterais pas :



Tom : Ju, houhou tu m'écoutes ? Alors ta réponse ?



Roo mais il me gonfle celui-la :



Moi : Tiens Tom, tu as remarqué comme Nanyne va mal ?

Tom : Oui c'est dommage, j'aurais pu lui raconter mes blagues... C'est pas une bonne idée ?

Moi : Non ! Mais va lui apporter cette barres de céréale... Il faut bien qu'elle mange et puis parle lui ? Ok ?

Tom : Ouais !! Bonne idée !!



Il se leva et partit en direction de Nanyne... Ouf, enfin débarrassé de lui... Bon je vais pouvoir enfin être seule... :



Bill : Ju !



NONNNNNNNNNN !!!



Moi : Bill, qu'est ce que tu veux ?

Bill : Tu n'aurais pas vu du mascara par hasard ?

Moi : Tu m'as déjà demandé mille fois... Non je n'ai pas trouvé de mascara ! Mais essaye dans une noix de coco, on ne sait jamais que ça pousserait à l'intérieur !

Bill : C'est vrai, ça pousse dedans ?

Moi : Mais ouais, bien sur quelle question !

Bill : Ahhhh trop bien... On va en chercher une ?



J'hallucinais qu'il croit à cette bêtise inventée tout d'abord dans un but ironique :



Moi : Hey, Bill, on fait un truc...



Je me levais et m'approchais de lui... Lui montrant un palmier prêt de Nanyne, je repris :



Moi : Le premier arrivé là-bas garde le mascara ok ?

Bill : Mais non si je perds ?

Moi : Et si tu gagnes ?

Bill : Bon ok, de toute façon je cours plus vite que toi !



Eh ben il ne sont pas jumeaux pour rien ces deux là... Aussi modeste l'un que l'autre :



Moi : Allez Bill, a 3...1, 2, 3 !!



Il s'était mis à courir et n'avait pas vu que je n'étais pas partie... Je le regardais... Il courrait en direction des rochers, sûrement pour aller plus vite... Modeste et boulet aussi...
Tom était en grande conversation avec Nanyne et je la vit avec la barre de céréale dans la main... Chiant mais persuasif... C'est bien qu'il ait réussit à lui faire manger quelque chose...
Je me dirigeais à l'opposé de la direction de Bill et découvris Gustav, assit sur un gros rocher, perdu dans ses pensées... Trouver une approche... Vite avant qu'il me voit... Mais quoi ? Ah trop tard, il m'a vu... Vite un truc... N'importe quoi :



Moi : Salut !

Gus : Salut Julie !

Moi : Tu n'aurais pas vu l'hôtesse, Clara ?

Gus : Elle est là-bas...



Il m'avait montré la direction du doigts... Clara était dans l'eau, en train de ramasser des coquillages... Je reportais mon attention sur Gustav :



Moi : Ca na pas l'air d'aller... ?

Gus : Non... Georg me manque !

Moi : Ah... Oui !

Gus : Tu vois, avec Bill et Tom j'ai une super relation mais avec Georg c'était différent... Pas mieux, pas moins bien mais différent et l'avoir perdu... C'est comme si j'avais perdu une petite partie de moi !

Moi : Je comprends !



Il me faisait de la peine... Beaucoup de peine... Le voir comme ça... Sa me rappelait des souvenirs... Quand j'ai perdu ma grand-mère... Ce n'est pas vraiment comparable mais j'avais tellement de relation avec elle que la perdre à créé un grand vide dans mon c½ur et dans ma vie qui ne s'était toujours pas comblé... La plaie elle-même ne s'était pas refermée, seulement atténuée et encore par moment était très fragile... Je comprenais ce qu'il ressentais et comprenais qu'il reste à l'écart de tous mais ce n'était pas une solution... Comme Nanyne, il devait essayer de remonté la pente au plus vite et pour cela rien de mieux que l'effet de groupe et... Je l'avoue... Les blagues de Tom...
Je souris au fond de moi à cette idée mais je redevins vite sérieuse lorsque Gus reprit la parole :



Gus : Si seulement les secours pouvaient arriver vite...

Moi : Heu bah justement...



Allez Ju, c'est le moment... Courage :



Gus : Quoi ?

Moi : Bah...

Gus : Bah vas –y !

Moi : Voila, quand on s'est écrasé, je suis allée voir les pilotes qui étaient morts avec l'autre hôtesse... Et quand Clara est sortit du placard où elle avait été projetée, elle m'a expliqué que...

Gus : Que ?

Moi : Bah... Que la boite noire n'avait pas fonctionnée pendant le voyage et que bah... Les secours nous cherchent mais pas au bon endroit... Voila !

Gus : QUOI ?... Tu n'es pas sérieuse !

Moi : Bah... Si !



J'avais baissé la tête et regardais maintenant l'état de mes chaussures... Mais Gus me fit relever la tête :



Gus : Ce n'est pas possible !



Il s'enfuit en courant :



Moi : MAIS GUS OU VAS-TU ???
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# Posté le samedi 22 septembre 2007 11:54

Modifié le dimanche 23 septembre 2007 00:29

Suite

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Je voyais Gus partir à toute vitesse... Bon bah... Je marchais sur la plage... Je repensais au coup de fil que j'avais reçu d'Erwan... Quel abruti, il ne m'a même pas cru... Il aurait pu nous sauver... Non mais est ce que j'ai l'habitude d'excuser mon retard comme ça ? Non je n'aime pas être en retard moi ! Il devrait le savoir !... Je m'approchais de l'océan... Cette eau si bleue, si claire, si belle... Je pris mon portable que j'avais dans ma poche... Je le regardais... Plus de batterie, c'est vraiment pas de chance... Je le regardais comme si ça avait été mon dernier espoir... Je le jetais de toutes mes forces dans l'océan... Je le regardais atterrir dans les flots... Je baissais la tête quelques instants... J'avais perdu tous mes espoirs de survivre... De quitter cette île... J'entendis un "plouf"... Je tournais la tête et vis Clara qui avait perdu l'équilibre et qui s'était retrouvée les fesses dans l'eau... Je me dirigeais vers elle... Je ne lui avais pas parler depuis un bon moment déjà et elle ne se mêlait pas au groupe... Elle s'était relevée et se retourna lorsqu'elle m'entendis rentrer dans l'eau et me fit un sourire... Je m'arrêtais à côté d'elle, j'avais de l'eau presque jusqu'aux genoux :



Moi : Salut Clara !

Clara : Salut !

Moi : Tu vas bien ?

Clara : Hum... J'ai essayé de pêcher mais j'ai vite abandonné, je n'arrivais à rien sauf à ramasser des algues !



Je souris à cette phrase :



Moi : Moi non plus la pêche c'est pas ça ! Si tu veux on peut aller dans la jungle pour ramasser des fruits ?

Clara : Ouais c'est une bonne idée !



On sortit de l'eau et remettant nos chaussures, on se dirigea à travers les feuillages à la recherche de nourriture... J'engageais la conversation :



Moi : On a pas franchement eut le temps de faire connaissance toutes les deux !

Clara : Non c'est vrai... Bas vas-y, commence, raconte moi tout !

Moi : Ouhla, je ne sais pas par où commencer !

Clara : Commence par me dire ton age, puis d'où tu viens, ce que tu faisais sur le vol et parle moi de tes amis, ta famille...

Moi : Ok... Donc j'ai 16 ans, je suis française et j'allais faire un concert aux Etats-Unis avec mon groupe "die dézibelle"... Sinon ma famille est en France, mes amis aussi sauf Nanyne qui fait partie du groupe... Voila !

Clara : Un copain ?

Moi : Je croyais en avoir un mais... Franchement, non... Et toi alors ?

Clara : Moi j'ai 25 ans et je suis Française aussi... Je suis partie de France à 18 ans pour faire mes études là-bas parce que j'aimais ce pays, il y avait comme une attirance... J'ai fait des pieds et des mains pour pouvoir superviser ce vol, je voulais absolument aller aux États-Unis... J'aurais peut-être mieux fait de m'abstenir !

Moi : Hum... Le destin !

Clara : Oui comme tu dis... Et sinon les autres garçons tu les connais ?

Moi : Non en fait c'est un groupe allemand et leur manager est ami avec le notre donc ils ont fait une pierre deux coûts, ils ont prit le même avion que nous !

Clara : Heu... En tout cas, le dreadeux me fait craquer parce que...



Elle fut couper par un mouvement plus que suspect des feuillages... Il semblait y avoir quelque chose qui tournait autour de nous... On s'immobilisa avec Clara, craignant un animal sauvage dangereux... Clara voulut courir mais je la rattrapa par le bras :



Moi : Non, reste immobile !



Elle s'exécuta et les feuillages arrêtèrent de bouger... Il ne faisaient que frémir au grés du vent... On resta quelques instants encore immobile puis on reprit notre chemin à la recherche de fruits... Quelques mètres plus loin, on découvrit un arbre fruitier... Un arbre plein de mangue... J'enlevais mon t-shirt, restant en débardeur noir, et entrepris je transporter les fruits dans mon t-shirt... Mais cela n'était pas suffisant... On décida donc de retourner sur la plage pour chercher de quoi transporter les fruits... Arrivé là-bas, on découvrit les trois garçons en train de creuser des trous ou je ne sais pas trop quoi... On rigola en les voyant ainsi et on ne perdit pas plus de temps, on retraversa la plage en direction de la jungle, lorsque nos regards se portèrent vers le haut des arbres et ce que nous vîmes nous fit froid dans le dos... Une immense fumée noire s'élevaient de l'autre côté de l'île... On eut énormément peur... Mais qu'est ce que ça peut bien être ?? On se regarda toutes les deux ne sachant que faire... :



Moi : Clara, tu vois ce que je vois ?

Clara : J'en ais peur oui !

Moi : Qu'est ce que c'est ?

Clara : Aucune idée ! Qu'est ce qu'on fait !

Moi : Bah... On a qu'à aller chercher les fruits et on préviendra les autres après !

Clara : Ok !



On partit donc dans la jungle mais plus rapidement que tout à l'heure... On arriva assez vite à l'endroit où on avait laissé les fruits et on commença à les ranger dans les sacs... On se dépêchait lorsque les feuillages recommencèrent à bouger... Sa se rapprochait... Vite, trop vite... On entendit un "ahhhhh" au loin, une voix grave, puis plus rien... Mais ça bougeait toujours et ça se rapprochait... Sa n'était plus qu'a quelques fougères de nous...
On s'était levé et reculée le plus loin possible de l'endroit d'où venait cette chose... Clara me prit la main et on vit devant nous quelque chose que personne encore n'avait vu sur une île ou la température devait être aux alentours de 27°C... On avait devant nous, un énorme pingouin qui nous dévisageait... Clara souffla en voyant que ce n'était qu'un pingouin mais je me méfiais... Qu'est ce qu'un pingouin faisait sur une île comme ça, il y avait quelque chose de louche... Clara s'approcha de lui, comme pour le caresser... Ce pingouin d'environ 1m90 la regarda d'un sale ½il... Je voulus l'arrêter :



Moi : Clara ! Tu ne devrais pas y aller... On sait jamais, viens on retourne sur la plage !

Clara : Mais non, ne t'inquiète pas ! Ce n'est qu'un gentil pingouin !

Moi : Tu as déjà vu un pingouin de cette taille et surtout un pingouin qui supporte cette chaleur ?

Clara : Mais arrête de paniquer tu veux ?



Elle s'approcha de lui et tendit la main... Elle allait toucher son museau lorsque que le pingouin lui croqua la main :



Clara : Ahhhhhhhh !



Je me mis à hurler :



Moi : AHHH CLARA !!!!!



Je la voyais se faire dévorer devant moi mais je ne pouvais rien faire et je n'avais même pas les jambes pour courir... Tout mon corps restait immobile, j'étais tétanisée devant cette horrible scène...
Lorsque le pingouin ferma sa mâchoire sur sa tête, du sang gicla sur moi... J'en avais sur le visage... Cette giclée me réveilla et je partie en courant et en hurlant vers la plage... J'arrivais vite, très vite... Des larmes coulaient sur mon visage... Je découvrais Nanyne, Gus, Bill et Tom en train de contempler des traces de pas dans le sable... Je ne fis pas attention à cette étrange scène tellement la peur me tiraillait le ventre... Je fonçais vers eux, j'hurlais toujours... Tom me rattrapa, arrêtant ma course folle... J'hurlais toujours dans ses bras... Je me jetais à son cou... Je pleurais maintenant à chaudes larmes...
Lorsque Tom regarda mon visage, il eut un mouvement de recul :



Tom : C'est quoi ces traces ?... C'est du sang ?



Il en avait maintenant que son t-shirt blanc... :



Tom : Qu'est ce qu'il s'est passé ?

Moi : Tom... Clara... Elle... Elle...

Les autres : Mais quoi ? demandèrent les autres en ch½ur

Moi : Clara... Elle s'est fait dévoré par un pingouin !

Les autres : HEIN, UN QUOI ? (tous en ch½ur)...



Je leur avait expliqué tout ce qui s'était passé dans la jungle dans les moindres détails et tous était resté bouche bée et ne m'avait pas interrompu... Je voyais de la peur sur leur visage... Dans leur yeux... Partout la peur semblait se répandre au fur et à mesure de mon récit...
Lorsque j'eus terminé, le silence régna pendant quelques secondes... Personne n'osait parler... Personne n'osait mais aussi on ne savait pas quoi dire... On venait de perdre Clara... Elle venait de se faire dévorer par un pingouin géant... Décidemment, cet île avait vraiment des secrets et pas des moindres... Mais où avons-nous atterrit ??
Nanyne me parla des traces qu'elle avait vu et je commençais vraiment à paniquer... Le contrecoup n'était pas encore survenu mais cette horrible scène était encore trop proche, je ne m'en rendais pas encore vraiment compte... Nanyne semblait vouloir faire quelque chose mais quoi ? Elle entraîna Gus et on ne les revit plus...
Je restais donc avec Bill et Tom... Je m'assis sur le sable, face à l'île et regarda les grands arbres qui la composaient... Bill et Tom s'assirent de chaque côté de moi et regardèrent dans la même direction que moi... :



Tom : C'est dingue quand même !

Bill : Bon et bien moi, je ne reste pas là à ne rien faire, voyez-vous, je vais trouver une solution !

Tom : Mais Bill, allez p'tit frère, qu'est ce que tu vas nous inventer encore ?

Bill : Toi ça va, tu es trop occupé à trouver des blagues idiotes... Pas moi !



Bill nous abandonna et partit en sens inverse de Nanyne et Gus en direction de ce qu'on peut appeler, notre campement...
Je ne disais rien... C'est à peine si j'avais remarqué qu'il était parti... Tom semblait me regarder intensément... Ce regard... Je déteste quand on me fixe... Il me sortit de ma rêverie et je tournais brusquement la tête vers lui... Je pensais qu'il détournerait les yeux mais non, il capta mon regard et le soutint... Il posa son pouce sur mon visage et le glissa le long de ma joue... Il enleva le sang que j'avais sur la figure... Je lui lançais un regard mi reconnaissant mi apeurée et je fondis en larme... Il me prit dans ses bras et me berça gentiment... Je la revoyais... J'entendais ses cris... Je revoyais le sang... Etre dans ses bras était très réconfortant... Je me sentais protégé... :



Bill : AHHHHHHH !



Un cris me fit relever la tête... Ce fut un reflex : je me levai et courais en direction du cris... Non pas encore, pas ça... Tom me suivait... J'arrivais vers la personne qui criait :



Moi : Quoi ? quoi ? Qu'est ce qu'il y a ?



J'arrêtais de poser des questions car je découvrais Bill en train d'exploser des noix de coco contre un arbre... Il les prenait sans regarder si bien qu'il prit une pierre à la place d'une noix de coco et la lâcha non pas sur l'arbre mais sur son pied :



Tom : Bill, mais qu'est ce que tu fabriques encore ?

Bill : Je m'entraîne, comme ça quand il y aura le monstre et ben on l'attaquera avec des noix de coco...

Tom : Mais oui, mais oui c'est ça !



Bill semblait être le seul à ne pas comprendre réellement la gravité de la situation... Ou alors c'était une façon de réagir pas très commode... Tom commença à partir, l'air furieux mais Bill le retint :



Bill : Mais tu vas où ?

Tom : Faire quelque chose de plus intelligent que toi !



Il avait dit cela sans se retourner et partait d'un pas sur et rapide... Je restais avec Bill... Celui-ci continuait son petit entraînement mais finit par s'arrêter voyant que je regardais dans le vide... :



Bill : Ca ne va pas Ju ?

Moi : Si, si !

Bill : C'est Clara ?



A ce prénom, je fondis denouveau en larme... Bill me serra dans ces bras... C'était quelqu'un de totalement différent à ce moment là... Lui qui paraissait vraiment idiot, il avait su être là au bon moment et avait eu le geste, le reflex qui réconforte... Je ne pouvais plus rien articuler... Je restais tout simplement dans ses bras, sans rien dire, sans rien faire... Penser... Juste à penser... Bill ne disait rien... Il se contentait d'être là... Puis il reprit son occupation... Je m'assis sur le sable et instinctivement, je me mis à dessiner des formes sur le sable... Je ne regardais pas ce que je dessinais... J'étais plongée dans mes pensées et laissais aller mon doigts au grés de mon imagination... Bill me fit revenir à la réalité en parlant :



Bill : Tu fais quoi ?

Moi : Hein ? Quoi ?

Bill : Tu dessines ? Tu dessines quoi ?

Moi : Moi ? Heu... Rien...

Bill : T... T comme Tom ?

Moi : Hein ? Non mais tu divagues !

Bill : Oui oui c'est ça... Tu as écris un T... Comme Tom ! Je le savais, je le savais !

Moi : Attends, il y a plein de prénom qui commence par un T !

Bill : Ah oui ? Lesquels ?

Moi : Bah... Heu...

Bill : Oui, Tom ! Ah ah c'est trop bien !!

Moi : Mais non, tiens il y a Tim par exemple...



Il me faisait maintenant un grand sourire, tout content d'avoir découvert ça... Je venais de me rendre compte que je pensais à Tom dans un moment de tristesse et d'angoisse et ça m'horripilait vraiment... C'est la dernière personne à qui j'aurais pensé... Bah finalement peut-être pas... :



Bill : Non mais Ju, ce n'est pas la peine de me mentir !

Moi : Je ne te mens pas !

Bill : Bon... Je ne suis pas convaincu !

Moi : ...

Bill : Il faut que je te parle de quelque chose... Voila j'avais pensé à un plan drague avec Nanyne !

Moi : Ah tiens, tu craques sur Nanyne ?



Bill rougit :



Bill : Heu... Oui... Donc... Heu... Voila, j'avais pensé à un dîner aux chandelles avec des mangues préalablement cuites au bain marie...

Moi : Tu veux faire ça... Mais on est sur une île...

Bill : Justement ça fera toute l'originalité de mon acte...



Tom revint en sifflotant... Le soleil se couchait lentement mais la pénombre commençait déjà à inonder l'île... On avait toujours pas de nouvelles de Nanyne et de Gus... En l'entendant arriver, Bill me chuchota :



Bill : Tu ne dis rien à Tom ok ?

Moi : Ok mais à condition que toi non plus tu ne dises pas ce que tu as découvert !

Bill : Ah parce que j'avais raison ?

Moi : BILL !

Bill : Ok ok je me tais !



Tom arriva prés de nous, les bras chargés de bouts de bois... Il déposa ça prés de nous et dit :



Tom : On va faire un feu... J'ai encore le briquet de David !

Bill : Tom, tu es incorrigible... Je t'avais pourtant dit de lui rendre avant de partir aux Etats-Unis...



Tom semblait énervé et coupa la parole à son frère :



Tom : Ouais bah réjouis toi que je sois mal poli parce que c'est grâce à ça qu'on va pouvoir faire du feu !

Moi : Oh oh, les gars vous vous calmez ! Criais-je !

Tom : Non mais Bill m'énerve à toujours me reprendre alors que c'est toujours moi qui me bouge pour sauver la situation !

Bill : C'est ça Tom profites en pour me rabaisser !

Moi : Roooo vous m'énervé tous les deux !!



Je m'adossais à un arbre et repris :



Moi : La soirée promet !



Tom me fit un grand sourire et reprit :



Tom : Mais oui elle promet, tu sais pourquoi ?

Moi : Non, mais je suppose que tu vas me le dire !



Il alla chercher un peu plus loin une bouteille qu'il ramena devant nous... Je questionnai Tom :



Moi : C'est quoi ?

Tom : C'est du rhum !

Moi : Du rhum, mais tu la trouvé où ?

Tom : Là-bas, j'ai découvert une bouteille de rhum... Pas très loin de la plage...

Bill : Fais gaffe Tom, on ne sait jamais !

Tom : Bah vas-y petit frère, goûte pour moi, dit Tom d'un ton on ne peut plus ironique.



Tom tendit la bouteille à son frère et celui-ci eut un mouvement de recul :



Tom : Allez panique pas, ça se conserve bien ça !



Il ouvrit la bouteille avec ses dents et but une gorgée :



Tom : Wouah splendide ! Vous en voulez ?



On goûta tous les deux le liquide qui était vraiment délicieux... Tous les trois, nous fîmes un grand feu et nous dégustâmes goulûment les trois bouteilles que Tom avait précieusement cachées... On s'était pris une bouteille chacun et il n'en restait que des peu dans chacune de nos bouteilles... La nuit était déjà tombée depuis un bon moment et on tournait tous les trois autour du feu lorsqu'on se laissa tomber sur le sable :



Tom : Hey Bill !

Bill : Qu'est que tu veux ... Hein ? Tom ?

Tom : Ca te dit de danser une valse avec moi ?

Bill : Mais c'est pas drôle voyons, on a pas de musique !

Tom : J'ai une idée Ju, tu as qu'à chanter !

Moi : Ok !



Bill et Tom se levèrent difficilement et se placèrent devant moi, prés à danser... Je me mis à chanter :



Moi : Nanananana nana nana nanananana nana nana...



Ils faisaient des pas immenses à cause de l'alcool qui leur tournait la tête... Je n'étais pas satisfaite de leur performance... Je me levais à mon tour, bouteille de rhum à la main et faillis tomber... :



Moi : Mais non les mecs, c'est pas comme ça... Viens Tom je vais te montrer...



Je pris Tom dans mes bras et tout en chantant j'essayais de lui montrer les pas... Sa allait un peu trop vite... Je trébuchais sur une petite pierre que je n'avais pas vu et m'effondra dans les bras de Tom... Celui-ci ne put me retenir et s'effondra avec moi sur le sol... Je me retrouvais sur lui, toujours avec ma bouteille de rhum dans la main... Je bus une gorgée ce qui me fis finir la bouteille... Je la balançais en rigolant bizarrement... Je regardais Tom qui était toujours sous moi... J'avais la tête qui tournait :



Moi : Hummm Tommmm !



Je baissais la tête comme pour l'embrasser et fermant les yeux, je m'endormis instantanément... Je relâchais ma tête sur le torse de Tom... Celui-ci me secoua :



Tom : Mais non, non... Je veux encore m'amuser moi !!



Devant la scène, Bill éclata de rire et se roula sur le dos... Tom me poussa sur le côté mais ne me réveilla absolument pas... Il se leva difficilement et s'allongea à côté de moi mais de l'autre côté pour être proche de son frère... :



Tom : Allez p'tit frère, a la tienne !



Tom trinqua avec Bill et il bure le reste de leur bouteille cul sec... C'est ainsi qu'ils s'endormirent...
Le lendemain, le puissant soleil me réveilla... Le feu était totalement consumé... Je ne me rappelais que très vaguement ce qu'il s'était passé la veille... Je regardais autour de moi : Bill était encore endormit non loin de moi, Tom avait disparut et par contre, je voyait Gus, les pieds dans l'eau... J'allais vers lui :



Moi : Salut !

Gus : Tiens, réveillé ?

Moi : Ouais... Mal à la tête !

Gus : Oui j'imagine, j'ai vu les bouteilles !

Moi : Où est Nanyne ?

Gus : Elle est partit dans la forêt avec Tom assez tôt ce matin !

Moi : Quoi ?

Gus : Oui... Je n'ai rien pu faire !

Moi : Mais ils sont partit faire quoi ?

Gus : Je crois que Nanyne suit les traces qu'on a retrouvé... Sa l'a perturbait... On en a parlé toute la soirée hier !

Moi : ... J'espère qu'il ne leur arrivera rien !

Gus : Moi non plus, mais je ne stresse pas trop, tom est un vrai trouillard, au moindre bruit, il entraînera Nanyne vers la plage !



On sourit tous les deux... Je regardais vers l'endroit où dormait Bill et je remarquais qu'il était réveillé et qu'il venait vers nous... Il marchait tout droit, le sourire aux lèvres mais changea de direction lorsqu'il vit Nanyne soutenant Tom dans ses bras en hurlant :



Nanyne : AIDEZ MOI !! AIDEZ MOI !!



Les garçons accoururent vers elle... Je les suivais... Gus courut vers Tom pour l'aider et Bill vers Nanyne... Il la serra dans ses bras :



Nanyne : ELOIGNEZ VOUS DES ARBRES !! ELOIGNEZ VOUS DES ARBRES !!

Bill : Qu'est ce qu'il se passe ma puce ?

Nanyne : PUTAIN BILL FAIT CE QUE JE TE DIS !!



Qu'est ce qu'il se passait ? Pourquoi elle hurlait comme ça ? Elle a péter un câble ou quoi ?... Elle reprit :



Nanyne : OH MON DIEU !! OH MON DIEU !!



A ce moment là, je vis les arbres bouger et ça me rappela ce que j'avais pu vivre la veille et je commençais moi aussi à paniquer... Nanyne était la seule à crier, personne ne savait que dire :



Nanyne : GUSTAV RECULE !!



Ça se rapprochait, vite trop vite... Je reculais instinctivement lorsque je vis ce que c'était...
Ce n'est pas possible, c'est une hallucination !!!
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# Posté le samedi 22 septembre 2007 12:58

Modifié le mardi 25 septembre 2007 00:46

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Non ce n'est pas vrai, c'est une hallucination... Je venais de voir une apparition... Je deviens folle, c'est quoi ? Le soleil, le choc de tout ce qu'il s'est passé avant ?... Non non, c'est bien réel : devant moi ce trouvait la personne que je m'attendais le moins à voir : Georg !! Oui, c'est bien lui... Un sourire se dessina sur mes lèvres... Depuis qu'on avait eu cet accident d'avion, rien de joyeux ne s'était passé... On avait franchi les étapes, traversé toutes les épreuves qui c'étaient posés à nous... C'était la première joie que cette île nous procurait et ça faisait vraiment plaisir à voir... Il avait mauvaise mine... Il portait un jean et avait en guise de haut, une peau de bête dont j'ignorais la provenance... Il y avait des traces de sang sur son pantalon et il avait un bandage très primaire autour du bras... Je n'eus pas le temps de finir de la détailler que je vis Nanyne lui sauter au cou... Je vis que Georg était surprit mais j'étais trop loin pour entendre ce qu'il se disait... Les garçons étaient allé vers lui aussi et tous semblait soulagé... Moi aussi... Je ne l'avais jamais vu, mais malgré cela, apprendre sa disparition m'avait vraiment touché... Aussi, il représentait un espoir... Une preuve qu'on peu vivre sur cette île et qu'on peut peut-être s'en sortir... Quelle joie de retrouver cet espoir... Même si infime soit-il !
Je me levais à mon tour et décidais d'aller saluer celui qui me redonnait l'espoir et le sourire...
Nanyne, Tom s'étaient éloignés de nous et Bill était partit plus loin... D'ailleurs je ne le voyais plus mais ça ne m'inquiétait pas plus que ça... Seul Gus était resté avec Georg et regardait maintenant sa blessure... Je m'approchais d'eux :



Moi : Hello !

Georg : Hey ! Toi c'est Ju c'est ça ?

Moi : Exacte ! Contente de te rencontrer !

Georg : Idem !

Moi : Dis donc... Sympa ton haut ! C'est une nouvelle mode ?

Georg : Mais non, il y a deux ou trois jours, j'ai découvert un mammouth alors je l'ai tué et j'ai pris sa peau...

Moi : Heu Georg ?

Georg : Hum ?

Moi : Tu as déjà vu un mammouth gris et surtout au 21 ème siècle ?

Georg : Bah oui la preuve !



Gus avait terminé de refaire le bandage de Georg et était posté devant nous en train de rigoler de l'ignorance de Georg... Il décida de venir à mon secours :



Gus : Alors Georg, je t'explique... Les mammouth c'était à l'époque préhistorique, tu vois, maintenant ça n'existe plus !

Georg : Mais non ce n'est pas possible, puisque j'en ai vu un !!

Gus : Bon allez Georg, laisse tomber !

Georg : Ouais ! Je vais aller visiter votre campement, pour voir ce que j'ai manqué !



Georg partit en direction de notre campement, en boitant et Gus, qui s'était approché de moi, reprit :



Gus : Alalala, je suis heureux de le revoir, mais son imbécillité ne m'avait vraiment pas manqué !

Moi : Bah, au moins il nous fait rire... Sans lui, on s'ennuyait !

Gus : Ouais !



On éclata de rire et après avoir rigolé cinq bonnes minutes sans pouvoir s'arrêter, Gustav reprit la parole :



Gus : Allez, ça te dit d'aller piquer une petite tête ?

Moi : Mouais...



J'avais retrouvé dans les débris de l'avion ma valise et bien sur, avant de partir aux USA, je n'avais pas oublié de prendre ce qui était pour moi quelque chose de nécessaire : mon maillot de bain !
J'allais le cherché et m'habilla rapidement... Puis je courus rejoindre Gustav... On rigola vraiment beaucoup... De vrai gamin, on chahuta tous les deux... On se faisait couler, on fit des courses que je perdait à chaque fois étant une très mauvaise nageuse... Le soleil commençait à se coucher... Toujours dans l'eau, Gus engageait la conversation :



Gus : Alors au fait toi, on n'a pas eu l'occasion de parler tous les deux, comment ça va ?

Moi : Bah écoute, depuis aujourd'hui tout va super !!



Je recommençais à chahuter et entrepris de le chatouiller... Il m'attrapa les mains et reprit :



Gus : Ju ! Je suis sérieux ! Tu sais très bien de quoi je parle !

Moi : Oui... Je le sais... Mais... Je n'ai pas tellement envie d'en parler !

Gus : Hum... Je comprends mais des fois je te trouve ailleurs !

Moi : Elle me manque... Je la revois sans cesse dans mes rêves, même la nuit dans le noir je la revois... Je me force à penser à autre chose mais les nuits sont très longues... Je ne dors pas beaucoup...



Gus remarqua les larmes qui montaient à mes yeux... Il comprit que c'était loin d'être terminé, que la souffrance me ravageait encore et il réalisa qu'on aurait du en parler bien plus pour évacuer ce trop plein, toute cette souffrance que je n'acceptais pas, que je voulais absolument cacher... Gus s'en voulait un peu... Il aurait voulu être là pour moi... Je représentais en quelque sorte une petite s½ur ou tout du moins quelqu'un à protéger... Il me prit dans ses bras et me berça gentiment... Je me laissais aller dans ses bras et fermant les yeux, des larmes coulèrent sur ma joue... Je pus juste articuler une phrase :



Moi : Aide moi, ne me laisse pas !

Gus : Mais je ne te laisserais pas, jamais !! Je te le promets !!



Il releva mon menton vers lui et me fit un petit sourire :



Gus : Tu ne l'oublies pas hein ? Penses y... Je serais toujours là pour toi, quoiqu'il advienne et tout le temps ! D'accord ?... Allez fais moi un petit sourire... Pour moi ?



Un petit sourire se dessina sur mes lèvres... Gus me regardais dans les yeux... Il essayait de lire ce que je pouvais penser... Puis il rapprocha ses lèvres des miennes et les posa en un tendre baiser qui se fit long... Les yeux fermés je savourais cet instant qui me paraissait si insolite vu les circonstances... Lorsqu'il se retira doucement, je ne discernais aucun regret c'était comme l'aboutissement de quelque chose... Mais franchement je ne pensais pas à ça... J'avais d'autre préoccupation...
On sortit de l'eau et Gus posa une serviette sur mes épaules... On partit en direction du campement... J'entrais dans ma tante et commença à m'habiller... Je sortis de ma cabane et décidais de me promener sur la plage... Perdu dans mes pensées je marchais, marchais et marchais encore... Je me retournais et réalisais que j'étais déjà bien loin du campement... Je retournais sur mes pas lorsqu'un chant me fit prêter attention... Je suivais les sons de cette voix mélodieuse... J'entrais dans la jungle... Plus je m'avançais dans la nuit plus la voix se faisait belle et distincte... Etait-ce celle de Bill ? Oui je crois bien que c'était sa voix... Elle était de plus en plus forte... Je sentais la personne tout prés de moi :



Moi : Bill ?



Aucune réponse mais toujours cette voix ... :



Moi : Bill c'est toi ?



Je bougeais les dernières feuilles qui me séparaient de la personne qui chantait et découvrais Bill en position pour faire la grosse commission (oui mdr^^) :



Bill : AHHHH ! JUU !!

Moi : Bill ! Oh je suis désolée !!

Bill : AHHH NON MAIS CE N'EST PAS VRAI ! IL N'Y A VRAIMENT PAS MOYEN D'ÊTRE TRANQUILLE SUR CETTE FOUTU ILE ???

Moi : Si mais... J'ai entendu chanter...



Bill s'était reculotté et courrait maintenant en direction du campement... Il hurlait toujours :



Bill : NANNN !!! CETTE FOIS J'EN AI MARRE !!!



J'avais vraiment du mal à le suivre tellement je rigolais... C'était vraiment marrant de voir sa tête quand je l'ai découvert... Je n'en pouvais plus... En arrivant sur la plage je découvrais Nanyne qui avait un visage surpris... Je voyais Bill qui courrait toujours :



Moi : Bill ! Bill ! Attends !!



Je n'en pouvais vraiment plus... J'essayais de courir en me tenant le ventre mais ce n'était vraiment pas simple... J'avais très mal au ventre... Je passais à côté de Nanyne, qui n'essaya même pas de savoir ce qu'il se passait... De toute façon depuis quelques temps, on ne se parlait presque plus...
Je me concentrais sur ma course... Je remarquais que Bill avait bifurqué dans la jungle... J'arrivais bientôt vers lui et le découvris en train de creuser un trou avec ses mains :



Moi : Mais Bill, tu fais quoi encore ?

Bill : Des toilettes !

Moi : Pardon ?

Bill : Oui des toilettes pour hommes... Tu vois... Là-bas c'est des toilettes pour femmes et là des toilettes pour hommes !! Tu vois la nuance ?

Moi : Pas du tout mais avec toi je ne cherche même pas à comprendre !

Bill : C'est pas grave, je vais faire simple... Toi tu vas là bas quand tu as envie et moi là !! Ok ?

Moi : Si tu veux ! Mais faut pas être pudique comme ça !

Bill : Pff... J'aime être tranquille... Puis tu ne te rends pas compte de la honte ?

Moi : Non je ne m'en rends pas compte !

Bill : Bon bah ce n'est pas grave !!

Moi : Est-ce vraiment nécessaire ?

Bill : Oui, pour que je puisse chanter tranquille aux toilettes... Je ne suis jamais seul ici...



Il s'arrêta précipitamment dans son ½uvre et regarda tout autour de lui... Je trouvais cela bizarre et le questionnais :



Moi : Quoi ?

Bill : Tom !

Moi : Oui et ben quoi, qu'est ce qu'il a Tom...



Bill sortit du trou qu'il construisait et se mit à courir :



Bill : Il ne va pas bien !!!

Moi : Quoi ?....



Bill courait vite et j'avais du mal à le suivre... Je pouvais sentir sa panique et sa peur, malheureusement je ne savais pas de quoi il s'agissait mais je commençais à douter du bien être des autres en voyant Bill aussi mal... Il atteignit rapidement la plage et fonça droit vers le campement... Il entra dans la cabane de Tom qui était aussi la sienne... Lorsque j'entrai à mon tour, ce que je vis me fit l'effet d'une douche froide...
Je voyais Tom, allongé sur un semblant de lit et vraiment mal en point... Je pouvais voir de la sueur sur son front... Le voir comme ça me faisait vraiment mal, il représentait ici la joie de vivre, le bonheur et c'est grâce à lui qu'on gardait le sourire malgré ses blagues lourdes... Si lui allait mal, alors on perdait vraiment un élément clé de notre campement... Bill s'était jeté sur le lit et câlinait son frère sous les protestations de Gus...
Je m'approchais de Nanyne :



Moi : Que ce passe-t-il ?



J'étais hors d'haleine mais j'avais réussis à articuler cette phrase qui me rongeait l'esprit depuis que Bill avait commencé à paniquer :



Nanyne : Il a fait une septicémie mais maintenant ça va mieux, il n'y a plus qu'à attendre...

Moi : C'est du à quoi ?

Nanyne : A sa main...

Moi : Mince... Il faut vraiment faire attention !



Cette phrase peut paraître banale, même la façon dont je l'ai dite est banale mais au fond de moi elle représentait quelque chose : de la peur ! Ce qui été arrivé à Clara où même à Tom étaient des preuves que cette île était dangereuse... Et si nous ne faisions pas plus attention que ça, on ne va pas tenir longtemps... Nanyne ne répondit pas mais sembla comprendre ce que j'entendais par "faire attention" et elle me regarda en signe d'acquiescement :



Nanyne : Je propose, dit-elle à tous, de se relayer au chevet de Tom... Qui commence ?

Moi : Moi je suis partante !

Nanyne : Ok !



Gus semblait s'inquiéter et ne voulait pas s'éloigner de son patient mais il le fit quand même, me faisant confiance... Lorsque je fus seul avec Tom, je m'approchais de lui et posa ma main sur son front... Il était brûlant... Je pris donc un petit bout de tissu, le trempa dans l'eau fraîche qui était à côté de Tom et lui tamponna le front avec... Au contact de l'eau froide, Tom bougea légèrement... Je lui pris sa main :



Moi : Allez Tom, ne nous laisse pas, guéris vite !



Je n'attendais pas de réponse, d'ailleurs je n'en reçu aucune mais j'espérais quand même une réaction de sa part... Aucune... :



Moi : C'est tellement triste de te voir comme ça... Toi qui es tellement plein de vie d'habitude... Reviens vite, montre nous denouveau ton si joli sourire !!



Je me levais et allais ranger un peu les médicaments qui étaient éparpillés dans la cabane lorsque j'entendis Tom faire des petits bruits... Il parlait mais je ne comprenais pas ce qu'il disait :



Moi : Quoi qu'est ce que tu dis Tom ?



Je m'approchais de lui... Il ne dit plus rien... Je lui repris sa main et ce contact le refit parler :



Moi : Je ne comprends rien...



A cette phrase, Tom sembla parler plus fort... Toujours dans son sommeil, il n'avait aucun réel contact avec la réalité :



Tom : Je t'aime...



Je ne sus malheureusement pas à qui était dédiée cette déclaration mais j'avais ma petite idée... Il suffit de regarder avec qui il passe le plus clair de son temps... Enfin bref, on avait d'autres préoccupations et ce n'était pas mes affaires... Néanmoins je ressentais une petite pointe de jalousie... Sûrement dût au fait qu'on avait subit tellement de malheur, j'aurais bien aimé avoir quelqu'un pour me câliner et me dire qu'il m'aimait...
On se relaya ainsi toutes les demi heures et pour la nuit, Bill en était chargé... Deux jours étaient déjà passé et l'état de Tom était stationnaire... Cette nuit là, on se coucha avec Nanyne mais on arrivait pas à dormir... On parla :



Nanyne : Tu sais Ju, ça me rend triste ce qui arrive à Tom !

Moi : Oui moi aussi...

Nanyne : Quand je l'ai vu s'effondrer... Bouuuu... J'en ai encore des frissons !

Moi : Oui j'imagine ça a dut être effrayant !

Nanyne : Hum... Et sinon c'était quoi cette histoire avec Bill ?

Moi : Et bien je l'ai découvert pendant qu'il était occupé dans nos pseudo toilettes et il à péter un câble comme quoi il était jamais tranquille et tout et tout...



Nanyne esquissa un sourire et me demanda :



Nanyne : Et tu as vu ?

Moi : Vu quoi ?

Nanyne : Bah... Sa... Machine quoi !

Moi : Nanyne !!!!

Nanyne : Quoi ?

Moi : J'étais trop occupée à essayer de le calmer oui... J'ai franchement pas pensé à regarder moi... Tu aurais entendu comme il hurlait !

Nanyne : Dommage... Tu l'imagines comment la sienne ?

Moi : Mais... J'en sais rien moi... Tu es intéressée par Bill toi ?

Nanyne : Heu... Bah...

Bill : NON ALORS LA FRANCHEMENT J'EN AI MARRE !



Un cri venant de l'extérieur interrompit notre conversation... On sortit toutes les deux de notre cabane et on découvrit Bill les bras croisés, rouge de colère :



Nanyne : Mais qu'est ce qu'il se passe ?



Entre temps, Gus et Georg étaient sortis à leur tour... :



Bill : Il se passe, commença Bill énervé, que Tom n'arrête pas de faire des bruits et que ça m'empêche de dormir... J'exige une modification de la répartition des cabanes !

Nanyne : Quoi ? Mais on est au beau milieu de la nuit !

Bill : J'attends !



On se regarda avec Nanyne et Gus explosa de rire... :



Gus : Bon bah, qui souhaite allez avec Tom ?



Nanyne se tourna vers Gus :



Gus : Ah moi je me suis déjà fait virer de ma cabane et j'ai appris à apprécier les nuits fraîches et étoilés !

Nanyne : Georg ?

Georg : Moi je ne me sépare pas de mon scrabble... Je l'ai retrouvé, je ne le quitte plus... Tous les deux on va très bien ensemble, on fait une bonne équipe... Chaque jour il m'apprend de nouveau mot !

Nanyne : Ralala...



Nanyne commençait à désespérer... Je me tournai vers elle :



Moi : Allez, je me porte volontaire ! Va avec Bill !

Nanyne : Ok !



Je me dirigeais vers la cabane de Tom en donnant un mini clin d'½il à Nanyne...
En entrant dans la cabane, j'entendis Tom faire des bruits et c'est vrai que s'endormir avec ça, ça n'était pas facile... J'essayais mais en vain... Je me levais et m'approchais de lui... Je fis pareil que tout à l'heure avec le tissu d'eau fraîche en constatant que son front était encore chaud... Je lui pris sa main et lui parla doucement... Je disais des choses douces et tendres et il semblait ce calmer... Puis je voulus tenter quelque chose... Je m'allongeais à côté de lui et sa main toujours dans la mienne, je lui chantais une chanson que j'avais entendu dans un film, une berceuse... J'adorais cette chanson, elle était très mélodieuse... C'est enfantin mais toujours est-il qu'il se calma et que je pus m'endormir à côté de lui...
Le lendemain quelque chose me réveilla... Quelque chose me chatouillais la joue... Sans ouvrir les yeux je frottais ma joue puis essayai de me rendormir... A ce moment, j'entendis un petit rire... J'ouvrais les yeux brusquement et découvrais Tom, les yeux grands ouverts, en train de me chatouiller la joue avec une feuille... Je lui sautais au cou :



Moi : Ah tu es réveillé !! Mais c'est super !!

Tom : Wouah quel accueil !

Moi : Tu vas bien ?

Tom : Je me sens bizarre... J'ai très mal à la main !

Moi : Oui c'est normal... Je vais prévenir les autres !



C'était une très bonne nouvelle, même si il était encore très faible et qu'il devait se reposer, il était là et souriait denouveau... Ah son sourire, qu'est ce qu'il est beau à voir... Je n'avais jamais été aussi heureuse de le revoir...
J'appelais les autres qui coururent dans la cabane de Tom pour le voir... Tous était heureux de le voir réveillé... On continua les gardes et s'était au tour de Nanyne de passer sa demi-heure avec Tom... Gus voulut voir comment ça se passait et constatait que Tom était réveillé et parlait avec Nanyne :



Gus : alors, ça se passe bien ?

Tom : : Ouais !

Gus : Tu veux quelque chose ? Sa va ?

Tom : Heu... Oui ça va ! Un peu mal... Mais j'aimerais bien boire si c'était possible !

Nanyne : Je m'en charge...



C'était vraiment super, la bonne humeur et la joie étaient denouveau parmi nous... Mais cela, pas pour très longtemps...
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# Posté le lundi 24 septembre 2007 14:29

Modifié le vendredi 28 septembre 2007 17:15

Suite

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Nanyne et moi essayions de se rapprocher... Ou plutôt de rattraper le temps qu'on avait perdu... Dans notre vie d'avant, nous n'avions jamais été séparé plus de trois heures toutes les deux... Sa parait vraiment infaisable mais c'est vrai... On passait nos jours et nos nuits toutes les deux à vivre de notre passion et de nos fou rire... Que cette période me manque... Depuis que nous étions sur l'île nous n'avions plus cette complicité d'avant... Ce n'est pas compliqué, on ne passait presque plus de temps ensemble... On se croisait de temps à autre sur la plage... Avant nous partagions la même tante mais depuis que Bill avait voulu changer, je la partageait avec Tom et elle avec Bill... Ce n'est pas que c'est désagréable mais mon amie me manque... Je ne sais pas si elle ressens la même chose... Je n'en ai pas l'impression mais c'est dure de la voir rigoler alors que moi je me sens trop seule sans elle... J'ai passé trop de temps avec elle, maintenant il m'est impossible de me séparer d'elle... Elle est pour moi comme une jumelle, quelqu'un avec qui tu partages ta vie sans rien oublier...
Je sortis de mes pensées...
Nanyne me tirait par le bras et m'emmenait avec elle chercher quelque chose pour Tom... De l'eau, oui c'est ça je crois qu'ils ont parlé d'eau... Bref, c'était le moment où jamais de lui parler :



Moi : Nanyne, écoute, il faut que je te parle de quelque chose...

Nanyne : Hum, je t'écoute !

Moi : Vois-tu, ... Voila en fait je me sens trop seule sur l'île... Je... Enfin voila quoi, tu me manques...

Nanyne : ...



Nanyne semblait absorber par ce qu'elle regardait :



Moi : Nanyne ? ça va ?

Nanyne : Ju ? Tu vois ce que je vois ?



Je détournais la tête vers ce qu'elle regardait et découvris les réserves d'eau et de nourriture totalement vide... Mais comment on va faire pour survivre ?... :



Moi : Comment ?

Nanyne : Je ne sais pas Julie... Je ne sais pas !



Elle m'entraîna dans ma cabane où tous les autres étaient regroupé... Nous avions convenus de tout leur dire... C'était pour nous, la meilleures des solutions... Nanyne commença :



Nanyne : Les gars !



Je continuais :



Moi : On nous a piqué toutes la nourriture et l'eau qu'on avait...

Gus : Quoi ?? Ce n'est pas possible... Mais comment ?

Moi : On n'en sait rien !



Je m'assis auprès de Tom et de Georg par terre... J'essayais de réfléchir et de trouver une explication plausible ou mieux, une solution à ce sérieux problème...
Lorsque je revenais à la réalité, j'entendis Bill hurler d'une voix si aigue que ce qu'il disait devenait incompréhensible... Heureusement pour nous, Tom était là pour nous traduire la phrase... Je n'avais pas remarquer, mais Nanyne nous accusait belle et bien d'avoir pillé notre propre réserve... Mais pourquoi aurions nous fait cela ? Elle semblait désolée mais visiblement pas convaincue de notre innocence...
Ils partirent tous dans un débat mais je trouve ça complètement inutile... On est tous dans le même pétrin... Je pense qu'on devrait plutôt réfléchir à une solution plutôt que d'essayer de faire culpabiliser quelqu'un...
Au bout de quelques instant, le silence régnait... On était tous perdu dans nos pensées... Penser au coupable de cette catastrophe, aux solutions envisageables mais aucune ne semblait assez satisfaisante à nos yeux... Une phrase partit toute seule, sans que je ne m'en aperçoive ce qui relança un peu le débat :



Moi : C'est qui ces gens ? Et qu'est ce qu'ils veulent ?



Personne ne répondit à ma question... Ils partirent dans la narration d'anecdotes et dans la description de ces éventuelles personnages qui seraient avec nous sur l'île...
On finit par être tous avachit les uns sur les autres... Gus prit la parole :



Gus : Il faut faire quelque chose !



Depuis des heures on disait la même chose et ça commençait à m'exaspérer :



Moi : Et on n'en revient toujours à la même conclusion !



C'est pas vrai... Dès que quelqu'un ose prononcer une phrase, les débats reprennent et ne se termine que par une conclusion qui nous aide beaucoup je doit dire, du genre : "Il faut faire quelque chose"... Comme c'est original...
La fatigue... La chaleur... Nos paupières se faisaient lourdes... Je m'assis entre les jambes de Gus qui me pris dans ses bras... Tom aussi s'était approché et posa sa tête sur mon épaule... Je ne réagissais plus... Je fermais les yeux et partit loin, très loin de tous ces problèmes, là où seul le bonheur, la paix et la sérénité règnent...
Cela ne dura pas longtemps car Nanyne poussa un cri :



Nanyne : J'AI TROUVÉ !!



Je sursautais... Non mais qu'est ce qu'il lui prend ? Elle est devenue folle ou quoi ?
Tom s'était levé et l'avait prise dans ses bras... Elle le repoussa gentiment et devant nos regards interrogateurs reprit :



Nanyne : Bien, vous vous rappeler sans doute ce grand coffre fort dans le devant de l'avion, qui s'est échoué sur la plage ?

Bill : Oui, mais...

Nanyne : Et si on enfermait la bouffe à l'intérieur ?

Moi : Quoi ?



Elle se retourna vers moi :



Nanyne : T'as une meilleure idée ptéte ?



Heu... Non pas vraiment mais de toute façon elle était déjà partit dehors suivie de Gus et de Bill...
Ils partirent à l'autre bout de la plage, en direction de ce fameux coffre...
Je restais avec Tom et Georg dans la cabane lorsque ne pouvant plus rester là à ne rien faire, je sortis de la cabane d'un pas précipité... Tom me suivit... :



Tom : Ju ! Tu vas où ?

Moi : Je ne peux pas rester là à ne rien faire !

Tom : Ca ne répond pas à ma question !

Moi : Dans la jungle !

Tom : Hein ? Mais tu es folle ? Mais pourquoi ?

Moi : Tu sais tu n'es pas obliger de me suivre !

Tom : Bah si... Faut au moins que je te dissuade de ne pas y aller !

Moi : Tu as peur ou quoi ?

Tom : Moi peur ? Jamais ! C'est parti !



On s'enfonça dans la jungle tous les deux... Je pensais à Tom... Ses blessures étaient-elles assez cicatrisés pour qu'ils retournent vers le danger ? Je me tournais vers lui :



Moi : Ecoute Tom... J'apprécie ton courage et ton soutient mais avec ta main, il vaut peut-être mieux que tu retournes au campement parce que si jamais il t'arrive quelque chose je ne me le pardonnerai jamais tu vois...

Tom : Non mais c'est pas un peu bientôt finit ces bêtises, je suis là, j'y reste !



Et il continua d'avancer... Je souris devant sa détermination... Mais au fond je sentais bien qu'il avait peur... Il me coupa de mes pensées :



Tom : On cherche quoi au juste ?

Moi : Je ne sais pas... De l'eau, des choses à manger... N'importe quoi...



On cherchait... Nous avions souvent le nez ou bien les fesses en l'air... Sa aurait été comique à voir... :



Tom : Tu es sure de toi Ju ?

Moi : J'ai regardé "Lost" avant l'accident d'avion et c'est ce qu'ils faisaient !

Tom : Ah ouais ? Hey... C'est peut-être les disparues de "Lost" qui nous ont tout bouffé... Peut-être que c'est eux qui sont sur cette île !

Moi : Mais non...

Tom : Bah pourquoi pas ?

Moi : C'est une série "Lost" pas un fait divers !

Tom : Ah...



On reprit nos recherches... En d'autres circonstances je n'aurais pas sus me retenir d'éclater de rire devant les propos de Tom...
Je ne savais pas ce que je cherchais... J'en avais marre... Je ne voulais qu'une chose : que le cauchemar s'arrête... Je commençais à désespérer quand Tom s'écria :



Tom : Ah !! J'ai trouvé !

Moi : Quoi ??



Je mettais à ce moment tous mes espoirs sur Tom :



Tom : Une limace...

Moi : TOM !

Tom : Quoi ?

Moi : Sois sérieux !



Puis je repartais dans mes recherches... Le pire, c'est qu'il était sérieux... Ralala sacré Tom va... Je décidais de changer de coin...
Je faisais une pose lorsque Tom s'approcha silencieusement de moi et me mis la limace devant le nez... J'hurlais un grand coup :



Moi : T'es malade !!!

Tom : Oh mais rigole...

Moi : Ouais c'est ça...



Pour me venger je portais mes mains sur son ventre et le chatouillais... Il était très sensible et finit par se coucher par terre...
Mais en quelques secondes il se remit debout et me pourchassa pour se venger à son tour...
Mais je ne vis pas la racine de l'arbre qui sortait de terre et m'affala de tout mon long... Je me cognais la tête :



Tom : Ju ! Ju ça va ?

Moi : Ouais... Je me suis cogné la tête !

Tom : Ça va aller ?

Moi : ...C'était super dur...



Je portais mes mains à l'endroit où je m'étais cogné la tête et enleva les feuille qui nous empêchait de voir ce que c'était... Tom me questionna :



Tom : C'est quoi ?

Moi : C'est... Une trappe...
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# Posté le vendredi 28 septembre 2007 15:46

Modifié le samedi 29 septembre 2007 14:33

Suite

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Point de vue de Nanyne



Ju : Aller !! Viens !!



Julie m'attrapa par la main et m'arracha de la chaise sur laquelle j'étais vissée depuis une bonne heure déjà.
"Les passagers du vol 113 sont priés de se présenter porte 2. Embarquement imminent !"



Ju : Aller, Nanyne ! Dépêche toi ou on va le rater !



J'avais toujours eut une peur panique des avions, c'était une vraie maladie et, pourtant j'étais amené dans le cadre de mes activités à le prendre très souvent. Cependant rien n'y faisait, j'avais toujours en moi cette même angoisse qui m'habiter le c½ur dès que je mettais le pied dans un aéroport. Et cette fois ci c'était plus fort que tout. J'étais presque en train de m'arracher les cheveux et j'avais un horrible pressentiment. Sa m'arrive des fois, je suis une fille plutôt intuitive et je me trompe rarement.



Moi : Mais Ju !! Je ne peux pas ! Je le sens mal ! Sa va pas bien se passer !! Je le sens pas, je te dis !! Et puis, 13 sa porte malheur !



Elle me lançait un regard demi agacé demi amusé. Ses deux grands yeux verts pétillaient de malice, cependant je sentais bien qu'elle était très stressée à l'idée de le louper, elle avait d'ailleurs une sainte horreur des gens en retard, sujet de conflit puisque moi je n'avais jamais été capable d'arriver à l'heure.



Ju : J'ai déjà entendu ça des milliers de fois... Et à fois chaque sa s'est bien passé nan ? On est encore en vie ?? Et puis en plus c'est pas 13, c'est 113, pour finir j'ajouterais que...

Fans : AAAAAAAAAAh !!! Elles sont là !! Elles sont lààààà !!



Julie et moi, nous nous retournâmes et ce que nous vîmes nous remplit de joie... Et d'horreur ! Une horde de fan en furie, filles et garçons confondus, accourait vers nous, papiers et posters brandis, prés à être signé.
Je comprends pas... Ils ont eut l'info où ? Je te jure ! Celui qui a filtré, je le déglingue ! Mon Dieu ! Pourquoi faut-il qu'ils soient aussi nombreux, justement le jour on a décidé de faire les malignes en se camouflant derrière des lunettes Chanel. Dire que je me suis mise en mini jupe et en débardeur au décolleté plongeant pour rien ! J'aurais mieux fait de rester en baggi... La vache... Ils sont tellement nombreux que le sol tremble... D'ailleurs ils sont combien ? 20 ? Nan plus... 40 ? Bravo ! Comme si sa avait de l'importance pauvre idiote ! Tu vas mourir écrasée sous une horde de fans en folie et toi tu te poses des questions sans intérêt...
Je lançais un regard paniqué à Ju.



Moi : Bon, je crois qu'on a plus le choix... COURS !!!



Je l'attrapais par la main et me mettais à courir vers la piste. En temps normal, nous adorions nos fans, mais cette fois, nous avions voulu passer incognito et avions renvoyé notre garde du corps.
Faire face à nombre si important de personnes prêtes à tout pour une bise ou un autographe, était extrêmement dangereux, et pour nous et pour eux. Nous avions déjà eut une expérience dans ce genre là, lors d'un concert à Paris, des centaines de fans s'étaient bousculés à la sortie des loges pour essayer de nous approcher et cela avait failli mal se finir. Le groupe et moi nous nous étions jurer de ne jamais remettre en danger la vie et la santé de nos fans que nous aimions tant.
Avec Julie toujours à mes cotés, j'escaladais la rampe d'embarquement quatre à quatre. J'étais presque arriver au sommet, un point de coté me déchirant la hanche et complètement hors d'haleine lorsque je perdis l'équilibre. Ju venait de se casser la figure et m'aurait entraîné dans sa chute si je n'avais pas eut le reflex d'attraper la rambarde de sécurité.
Nan, c'est pas vrai ! Y a que elle pour faire ça ! Bon pas de panique fait quelque chose !
Je me tournais vers les fans qui attendaient, en bas de l'escalier. Ils étaient largement plus nombreux que je l'imaginais. Je ne savais pas quoi faire... Cependant il fallait que je fasse quelque chose, n'importe quoi et vite en plus, sinon Ju finirait happé par la foule. Certains fans tentaient déjà d'escalader la rampe et essayés d'arracher les chaussures et les sacs de mon amie. Totalement impuissante, je levais les bras en l'air et comme par magie, tout le monde se tu.



Moi : Mes très chers fans ! Euh... Je suis vraiment désolé ! Mais nous avons un avion à prendre ! Mais surtout ne vous inquiétez pas, on ne vous oublie pas ! J'espère que nous aurons l'occasion de nous revoir très bientôt ! Je vous aime !



Mon petit speech m'avais permis à la fois d'être en paix avec ma conscience, je me sentais toujours coupable de ne pas avoir accordé de temps aux personnes qui en souhaitaient, mais aussi, et surtout, à Julie de se relever. Je tournais donc le dos au public et après leurs avoir adressé un dernier signe, je pénétrais, non sans angoisse, dans le lieu de tout mes cauchemars : l'avion !
Nous volions depuis une demi heure déjà et Julie venait de s'endormir. Moi, je parvenais tout juste à me détendre et à penser à autre chose qu'au fait que j'étais actuellement à plus de 3000 mètre du sol. Je restais cramponné à mes accoudoirs et je n'avais toujours pas détaché ma ceinture.



Moi : Par mesure de sécurité, on ne sait jamais, avais-je dit à l'hôtesse lorsqu'elle m'avait prié de l'enlever.



Elle m'avait regardé l'air de dire "c'est une blague ?", puis, finalement, comprenant que j'étais sérieuse elle m'avait apporté un tranquillisant qui commençait à faire son l'effet. Je tournais la tête vers Ju qui souriait dans son sommeil. Un sourire s'afficha sur mon visage. Tellement de souvenirs me revenaient en tête dès que je la regardais. L'entrée en 6éme où nous nous étions rencontré, mon premier anniversaire, des fêtes... Mais surtout, ce jour... Ce jour que je n'oublierais jamais... Ce jour où nous avions décidé, elle, moi et trois copains de monter un groupe. Ce jour, le 4 août 2003, l'idée a traversée Kévin, notre batteur. Nous avons tout de suite était emballé par le projet. Nous nous sommes tous mis au boulot. Nous avons prit des cours pour nous perfectionner, nous avons sacrifié tout nos week end, toute nos soirées à répéter, je me suis mise à l'écriture de chanson et Ange, notre guitariste à la création de mélodies. Deux ans plus tard, en août 2005, nous donnions notre premier concert, puis tout est allé très vite, un producteur nous a remarqué, on a enregistré un album, fait une tournée et aujourd'hui nous étions des artistes accomplis et reconnus de tous. Je me souviendrais toujours du premier concert de notre tourné. Nous étions tous les cinq dans une seule et même loge incapable d'être séparé. Nous étions tellement stressé que nous n'arrivions même plus à tenir debout, nos mains tremblaient, Ange ne savait même plus tenir une guitare, Simon ne se rappelait plus le titre de nos chanson, Julie passait son temps à crier d'une voix si aigus qu'elle assourdissait tout le voisinage, Kévin nous soutenait qu'il n'avait jamais utilisé de baguettes pour jouer de la batterie et quant à moi j'étais tellement excité que je ne pouvais m'empêcher de sauter partout et tellement stressé que j'en avais presque uriner dans mon boxer. Nous étions tous intimement persuadé que malgré notre bonnes place dans les chars, il n'y aurait personne à notre "die dézibelletour". Mais, notre conviction fut rapidement chamboulée. Pleine, la salle était pleine à craquer, remplie de monde venu pour nous écouter, pour nous applaudir, pour nous acclamé. Erwan, notre manager, avait trouvé bonne l'idée d'illuminer le public de spot vert et bleu pendant toute la première chanson. Nous avons pus donc aisément contempler la foule venue rien que pour nous voir. A ce souvenir, je ne pus retenir un petit rire. Je nous revoyais, sur scène, la bouche grande ouverte, à admirer cet océan de fans. Je nous revoyais en train de nous pincer ou de nous frotter les yeux pour s'assurer que tout était réel. Je revoyais Julie en train de pleurer de bonheur. Et surtout je revoyais Simon se prendre les pieds dans les câbles de sa basse et s'étaler de tout son long au milieu de la scène. Tout le monde avait rigolé, même moi, même nous, même lui. Je ne sais combien de temps nous sommes resté sur le devant de la scène a observé notre public. Incapable de rester débout je me suis accroupi sur scène et j'ai pus contemplé le visage de nos admirateurs du premier rang. Certains fans pleuraient, tous avaient les mains tendues vers nous. J'entendais mon prénom hurlé de partout. Puis Ju s'avança, son micro à la main et commença à chanter timidement. Je savais qu'elle était elle aussi extrêmement stressée, je savais toujours à quoi elle pensait, nous étions comme connecté. Puis tout c'est enchaîné, les chansons, les mélodies, les dédicaces, les rappels. Jamais je n'avais ressentit une telle chose. C'était bien plus fort que tout ce que j'avais pus ressentir jusqu'à présent. Jamais je n'avais aussi bien chanté, jamais je n'avais autant donné sur scène. Lorsque Ju et moi devions chanter ensemble, nos voix s'accordaient parfaitement, nous étions parfaitement en phase. Le groupe, moi, Ju, le public, nous ne faisions plus qu'un. C'était une sensation magnifique. La dernière chanson est arrivée : « Laisse moi dormir ». Une chanson qui me tenait particulièrement à c½ur puisque je l'avais écrite toute seule. Le public nous a applaudit comme jamais auparavant ce soir là, on nous a bissé de nombreuses fois, nous ne parvenions pas à sortir de scène, nous n'arrivions pas à quitter ce public si chaleureux qui nous rappelait, rappelait et rappelait encore et encore, hurlant tous aussi fort qu'ils le pouvaient. Nous ne pouvions nous empêcher de revenir pour interpréter une dernière chanson, leur dire un dernier mot, leur faire un dernier signe. Si nous avons quitté la scène ce jours là, ce fut contraint et forcer par Erwan qui n'en pouvais plus de nos aller et retour sur les planches. Nous étions les ados les plus heureux du monde. Nous avions tous 16 ans à peine et nous venions de réaliser notre plus grand rêve, c'était il y a 1 an.
Plus j'y repensais, plus je me disais que ce que je vivais était un truc de fous. Aujourd'hui, j'étais là, dans un avion privé avec ma meilleure amie, et nous nous envolions vers les USA pour notre tournée américaine. Les gars étaient déjà sur place et nous devions les rejoindre.
Un grave problème me fit revenir à la réalité. J'avais envie d'aller au ptit coin. Dilemme... Allais-je prendre le risque de me détacher de mon siége sans parachute ou allais-je me retenir jusqu'à se qu'on soit arrivé c'est-à-dire dans environ une dizaine d'heures ?
Bon alors, les toilettes sont à l'autre bout de l'avion, le temps d'aller, de revenir, le temps sur place... Divisé par 50, sous la racine carré du polynôme... On soustrait la force de l'apesanteur et enfin on ajoute le cosinus de 325 par le théorème de Pythagore du cercle trigonométrique... Sa me fait environ... 0.3% de chance de survie... QUOI ?? TANT QUE CA ?? Houlà... Y a du avoir une erreur, attends je recommence...
J'éclatais de rire. Il m'arrivait souvent de faire la conne toute seule. Le pire c'est que le plupart du temps, je ne m'en rendais même pas compte. Mais fort heureusement pour moi, personne n'avait jamais, à part Julie, réussit à savoir à quoi je penser dans ces moments là. Me sentant un peu ridicule, je me levais et toujours en rigolant, je me dirigeais vers les toilettes. J'étais presque arriver à destination, lorsque je remarquait une porte fermée. Sur celle-ci, était collé un post it qui disait : « CHUT ! Groupe de Rock extrêmement talentueux au travail ! Ne pas déranger, merci ! ». C'est vrai que j'avais oublié, mais Erwan m'avait prévenu qu'il avait du négocier avec un de ses collègues, David je-ne-sais-plus-trop-quoi pour qu'on puisse monter dans le même avion que ses rock stars et que par conséquent on ne serait pas seules. Je posais la main sur la poignée, partagé entre l'envie de braver l'interdiction, la curiosité de leurs identités et la crainte d'être mal reçut. Je penchais pour la première solutions et commençais a appuyé sur la poigné lorsqu'un hurlement inhumain émanât de derrière la porte et me fit sursauté. Convaincu que ces gars n'étaient pas normaux, je prit mes jambes à mon coup et me précipitais vers ce que Julie appelait son lieu de prédilection : les toilettes.



Georg : Ah bah quand même ! C'est pas trop tôt !



Je venais à peine de sortir des toilettes qu'un grand garçon châtain aux cheveux long s'y précipitait en me poussant violemment. Il parlait un allemand plutôt courant qui, fort heureusement pour moi, me permettait de le comprendre. Le groupe et moi, nous avions passé plus de deux mois en Allemagne l'été dernier pour assurer notre promo là-bas et grâce à ça nous le parlions tous pour ainsi dire couramment.
D'abord en colère par ce manque flagrant de bonnes manières, je songeais à défoncer la porte pour lui montrer de quel bois je me chauffais, puis y réfléchissant à deux fois, je me calmais, décidant de le prendre du bon coté et d'en rigoler.



Moi : Ca c'est ce qu'on appelle une envie pressante !



Je commençais à me diriger vers mon siège lorsque un "bip" assourdissant se fit entendre dans tout l'avion. Je me stoppais net.
Je n'aime pas ça... Mais alors pas du tout...
Au fil des secondes, le bruit se fit de plus en plus intense, de plus en plus aigus, je plaquais mes mains sur les oreilles. L'avion se mit à trembler et je dus me retenir aux murs pour ne pas tomber. Intérieurement, je commençais à paniquer, bien que ce genre de situation soit plutôt banal, pour moi la moindre turbulence était synonyme de crash... Mais comme d'habitude, l'appareil se stabilisa peu à peu.



Moi : Aller ma vieille, c'était qu'un trou d'air... Pas de quoi paniquer !



Je tentais de reprendre une respiration normale lorsque un cri affreusement aigus se fit entendre. Il semblait provenir de la loge de nos rocks stars allemandes. Intriguée, bien qu'un peu effrayée par ce hurlement pour le moins inhabituel, je m'approchais à pas de loup de la porte lorsque celle ci s'ouvra violemment manquant de se décrocher de ses gongs et de me défigurer au passage. Elle laissa apparaître un dreadeux à l'air totalement paniqué qui prit la fuite en courant les bras en l'air et en hurlant des propos incohérents sur la fin du monde et je ne sais quelle autre catastrophe...



Tom : OH MON DIEU !! OH MON DIEU !! ON VA TOUS MOURIR !! C'EST L'APOCALYPSE !! SAUVE QUI PEUT !! CHACUN POUR SOIT !!



Il fut presque instantanément suivit par un grand aux cheveux long noir qui le suivait plus doucement d'un air blasé.



Bill : Tom... Ce n'était qu'un trou d'air ! Reviens t'asseoir ! Tom ! Ca suffit ! Laisses l'hôtesse tranquille ! TOM !!



J'éclatais de rire ! Ce gars était pire que moi et, croyez moi, ce n'était pas facile de trouver quelqu'un comme ça... Je me tenais le ventre, complètement essoufflée, je ne pouvais plus m'arrêter de rigoler... J'étais totalement pliée en deux. J'essayais vainement de me calmer lorsque le bruit repris de plus belle, plus intense, plus fort, plus assourdissant que jamais. Une hôtesse passa devant moi en courant, elle paraissait anormalement angoissée.



Moi : C'est pas normale ! Qu'est ce qui se passe ? Mademoiselle ? Pourriez vous...



Une violente secousse me projeta contre le mur et m'empêcha de finir ma phrase. Je me rattrapais de justesse à la poignée de la porte, je me redressais, tentant de me stabiliser et de ne pas céder à la panique, après tout, ce n'était qu'un trou d'air.
Du moins je l'espère...
Mais une autre secousse encore plus brutale que la première se fit ressentir suivit, elle aussi, rapidement par un troisième choc. Plus les secondes passaient, plus elles se faisaient fréquentes et plus elles devenaient violentes. A présent, le temps entre deux était si court, qu'elles semblaient en continues... A chacune d'entre elles, je me retrouvais écrasée contre les parois de l'appareil, l'angoisse grandissait en moi, ma respiration se fit haletante et de la sueur perlait sur mon front. Mes mains devinrent moites et mes jambes commencèrent à trembler, d'abord légèrement, puis assez pour ne plus pouvoir supporter mon poids... Je me laissais tomber au sol, secouée de spasmes. Une main se posa sur mon bras, une hôtesse s'accroupit à mes cotés.



Hôtesse : Mademoiselle... Mademoiselle... Regagnez votre siège... C'est pour votre sécurité...



Je relevais la tête, l'angoisse et la panique se lisaient clairement sur son visage. Des larmes coulaient sur ses joues. Elle m'attrapa le bras et essayait de me relever, mais je restais pétrifiée au sol. J'étais incapable de bouger, j'arrivais à peine à respirer... Mon pire cauchemar était en train de se réaliser... Mon mauvais pressentiment... C'était ça... Plus d'erreur possible... Nous étions en train de nous écraser... Partout autour de nous, des objets se trouvaient renversés, des cadres tombaient au sol. Les spots perdirent de leurs intensités puis s'éteignirent complètement, plongeant ainsi l'appareil dans une ambiance morbide mais, grâce aux veilleuses, nous n'étions que dans une semi obscurité... L'appareil tremblait toujours, plus fort, toujours plus fort... Je regardais la femme qui se tenait devant moi, j'examinais chacun de ses traits... Je cherchais un peu de réconfort dans son regard... Je ne pu y voir que de la terreur... Sa bouche était tordue en un horrible rictus, elle se forçait à sourire, mais il sonnait faux... Elle avait le sens du devoir et se voulait réconfortante même s'il était fort probable qu'on ne voit pas le soleil se lever le lendemain... Cependant, sa tête pensait autrement et elle ne pouvait pas s'empêcher d'avoir peur, tout comme elle ne pouvait empêcher ses larmes de couler... Moi, je n'avais même pas le courage de pleurer... Je n'avais plus la force, ni la capacité de penser... Mon cerveau ne restait bloqué que sur une seule idée fixe : j'allais mourir... Nous allions tous mourir... J'en étais persuadée jusqu'au plus profond de mon être... J'avais peur, j'étais terrorisée...
Le "bip" se transforma en une alarme plus assourdissante encore... Des gyrophares rouges s'allumèrent au quatre coins de l'avion... L'hôtesse se releva... Nous avions atteint le stade ultime, celui qui signifie « c'est bientôt fini ». Elle reculait, reculait et reculait encore, elle s'échoua contre la porte des toilettes.



Bill : C'est qui ?



Elle se retourna et frappa de toute ses force. Sa voie trahissait à présent toute la panique qui vivait en elle et le sens du devoir, elle s'asseyait dessus...



Hôtesse : SORTEZ DE LA TOUT DE SUITE !

Bill : C'est Clara ? Entre je t'en pris...



L'hôtesse sanglotait à présent à grosses larmes, moi, j'étais toujours accroupie, ma tête reposant contre le mur, totalement impuissante. Les secousses ne faiblissaient pas... Les gyrophares... L'alarme... Les cris... Les larmes... J'avais la sensation d'être l'héroïne d'un film catastrophe totalement débile... Ma vision devint floue... J'ouvris la bouche... J'aurais voulu crier... Hurler ma terreur... Mais je n'obtins qu'un gémissement inaudible... J'aurais voulu pleurer... Mais les larmes ne sortaient pas... J'aurais voulu courir... Mais je ne parvenais pas à me lever... J'aurais voulu me réveiller... Mais je ne dormais pas... En cet instant j'aurais voulu tellement de chose... J'aurais tellement aimé dire une dernière fois aux gens auxquels je tenais que je les aimais... Je voulais me marier... Avoir des enfants... Je voulais faire notre tournée en Amérique... Je voulais chanter, une dernière fois... Une douleur atroce me déchirait le bas du ventre... Je ne pouvais pas croire que j'allais mourir... Je ne pouvais pas mourir... Pas maintenant... Mais, pourtant... C'était inévitable... Je le sentais dans mes tripes... L'avion était à présent totalement bancal... L'alarme s'amplifia... Les gyrophares se mirent à tourner plus vite... L'hôtesse se retourna soudainement vers moi... Elle me lança à travers ses yeux embués de larmes un regard désolé...Je ne savais que trop ce qu'elle allait faire...



Moi : NAN !! S'IL VOUS PLAIT !! NE ME LAISSEZ PAS !! NE M'ABANDONNEZ PAS !! S'il vous plait...



Mais c'était trop tard... Elle avait fuit vers le devant de l'appareil... A présent, les larmes coulaient abondamment sur mon visage... Je me retrouvais seule... Complètement seule pour faire face... Soudain, je relevais la tête et poussais un hurlement... Je criais le plus fort que je le pouvais... Ma voix s'était libérée et ce cri m'avait libéré... Non pas de la peur qui me tiraillait et grandissait encore à chaque seconde, mais de ma paralysie... Oui... J'allais mourir... A présent, c'était une chose acquise... Mais je ne comptais pas abandonner sans me battre... Je m'étais toujours battu pour tout dans la vie... Je n'allais pas laisser tomber maintenant... C'est alors que progressivement je tentais de me remettre sur mes jambes. Elles tremblaient toujours énormément car malgré ma volonté de vivre, la terreur me dominait encore énormément... Les secousses étaient extrêmement violentes, j'avais beaucoup de mal à garder mon équilibre... Je m'écroulais au sol... Me relevais et retombais... J'avais mal... J'avais certainement des bleus partout... Mes mains étaient en sang... Mes coudes nus complètement déchirés par les bouts de verre sur lesquels je retombais... J'en étais à ma 5éme chute lorsqu'un jeune garçon, aux cheveux blond foncés sortit de la loge des petits protégés de David...



Gus : GEORG LISTING !!! BOUGE TON CUL !!!! SORS DE LA TOUT DE SUITE !!

Georg : Mais, Gustav, y a plus de PQ !

Gus : ON S'EN FOUT !! SORS !!



Je commençais à reprendre pied, lorsqu'un craquement sourd se fit entendre, l'avion se cabra comme jamais auparavant... L'espace d'un court instant, il se retrouva presque à l'envers... Je tombais... Encore une fois... Ma tête heurta violemment le sol, si bien que je restais sonnée quelques secondes... Mais, prenant sur moi, je relevais la tête et tentais à nouveau de me relever lorsque le dénommé Gustav poussa un cri...



Gus : NOM DE DIEU !!



Je me retournais... L'horreur s'empara de moi...
Non... Ce n'est pas possible...
Je fixais le sol... Incapable de bouger... Terrassée par la dure réalité... Entre moi et les toilettes, une énorme fissure de 50 centimètres environ commençait à se creuser dans le plancher de l'avion...



Gus : GEORG !!

Georg : Une seconde... J'ai presque finit !



Gustav se retourna, il semblait totalement désemparer... Son regard se posa sur la fissure... Puis sur les toilettes... Puis sur moi... Je pouvais lire dans son regard la même peur, la même panique, le même désespoir qui m'habitaient à se moment précis... Un sanglot me parcourut... J'étais terrifiée... Comment vous décrire avec réalisme se que l'on ressent à ces moments là ? Comment vous expliquer ce que l'on ressent lorsque l'on sait que l'on va bientôt mourir ? Savoir que plus jamais vous ne pourrez serrer une personne chère à votre c½ur dans vos bras... Savoir que plus jamais vous n'irez au Mc Do... Savoir que plus jamais vous ne vous endormirez dans un bon lit moelleux... Savoir que plus jamais vous ne pourrez hurler sur vos parents parce qu'ils ont oublié d'acheter du nutella... Cela peu paraître bête... Mais pouvez vous essayer d'imaginer ce que cela fait de savoir tout ça ?
Gustav jeta un dernier regard à la porte, puis il s'élança vers moi et m'agrippa par la main m'entraînant à sa suite...



Gus : ALLÉ VIENS !



Je ne sais combien de temps nous avons courus tous les deux... A peine une minute, certainement... Mais cela me sembla une éternité... Je ne parvenais pas à garder mon équilibre... L'avion était toujours secoué de convulsions terribles... Je me cognais dans toutes les parois en essayant de courir et de suivre le rythme de Gustav qui refusait de me lâcher la main. Nous parvînmes avec peine à l'avant de l'avion. Juste à temps... Une explosion fit trembler l'oiseau de fer, je sentais à présent à quel point l'appareil oscillait sur lui-même. Gustav s'arrêta subitement, appuya sa main sur ma nuque et me força à m'étendre au sol.



Gus : ACCROCHES TOI !



Je me cramponnais de toutes mes forces au siège le plus proche sans savoir pourquoi. Une seconde explosion, plus violente se fit ressentir... Je me sentis tirer en arrière par une sensation de néant incroyablement forte... Beaucoup plus forte que moi... L'appareil était à présent quasiment à la verticale... Le vent s'engouffra dans la cabine... Mes jambes pendaient dans le vide... Mes mains moites glissaient le long de l'accoudoir du siége auquel je m'étais raccroché... Gustav, s'était raccrocher à un fauteuil un peu plus haut... Il tourna la tête vers moi... Jamais je ne pourrais oublier le regard qu'il m'a lancé ce jour là... Un regard d'horreur intense... Plus encore que tout auparavant...
Oh non... C'est pas vrai !!
L'arrière de l'avion venait de s'arracher, emportant avec elle, la loge de nos amis allemands, les toilettes... Et Georg...



Gus : ATTENTION !!



Un objet... Une valise arrivait dans ma direction et heurta violemment le siège auquel je me retenais désespérément... Je poussais un cri... Un filet de sang roulait de mes lèvres... Mes cheveux, incontrôlables, rendaient impossible toute vision net... Le vide... Le vent... Gustav... Et mon siége... Mon siége qui commençait à s'ébranler sur sa base... Il se faisait happé par l'arrière et moi avec... Je ne pouvais plus penser... Plus bouger... Une larme coula sur ma joue... J'étais terrifiée... J'hurlais... J'appelais ma mère... Mon père... Mes amis... Julie... Et même mon prof de maths... J'aurais donné n'importe quoi pour que quelqu'un vienne à mon secours... Dans ma terreur, je ne pouvais pas m'empêcher d'admirer Gustav... Du calme dont il faisait preuve... Il avait réussi à caler ses pieds et commençait à escalader les siéges... Lorsqu'il fut parfaitement stable, il se retourna vers moi et me tendis la main...



Gus : DÉPECHES TOI !! ALLER REMONTES !!



Il me tira en avant, manquant de me déboîter le bras... Je m'accrochais désespérément à sa main, comme à une bouée de sauvetage, j'étais intimement persuadée que si je la lâchais, j'étais perdue. Il me fit passer devant lui, me poussant, me forçant à gravir tous les sièges, un par un jusqu'à se que parvînmes au premier rang, le seul endroit où les fauteils paraissaient à peu prés stable... Je me hissais avec difficulté sur mon siège, entre Ju et le grand aux cheveux noirs. Julie me lança un regard affolé, elle pleurait, elle aussi...



Ju : Je suis désolée...



Je lui attrapais la main et la serra aussi fort que je le pus, plantant mes ongles à l'intérieur de sa peau... J'aurais voulu lui dire à quel point je l'aimais... J'aurais voulu la remercier pour tout ce qu'elle avait fait pour moi pendant toutes ces années... J'aurais voulu lui faire promettre de ne pas mourir... J'aurais voulu lui dire que s'il fallait que je meurs pour qu'elle reste en vie, j'étais heureuse de donner ma vie pour elle... Mais, rien ne sortait... J'appuyais ma tête contre l'appuis tête. Je profitais de mes derniers instants de vie, des instants de terreur et de panique intenses comme je n'en avais jamais vécu... J'écoutais les cris tout autour de moi... Julie ne disait rien, Tom hurlait comme un malade, une des hôtesses priait à haute voie et le garçon aux cheveux noir râlait parce que le vent lui défaisait son brushing... Il m'attrapa la main lui aussi, il me sera fort... J'avais mal, mais je m'en fichais, j'allais mourir... Je tournais la tête vers lui et le regardais dans les yeux... Il ne pleurait pas, il ne criait pas, il ne semblait même pas avoir peur... Je l'observais, son attitude aussi bizarre soit-elle, me redonna un peu d'espoir... Jusqu' à ce qu'une secousse, extrêmement violente, la dernière, secoue l'avion... Il tombait en pièce... Il trembla encore un peu, puis s'immobilisa... Les cris cessèrent... Mes larmes arrêtèrent de couler... Ma douleur se tut... Plus rien ne bougeait...



Moi : Ca y est... Je suis morte...
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# Posté le samedi 29 septembre 2007 14:38

Modifié le samedi 29 septembre 2007 15:21